La rentrée est là et les nouvelles économiques françaises reviennent de vacances et cette année, elles ne reviennent pas franchement bronzées…
Par exemple, l’INSEE vient d’abaisser sa prévision de croissance pour 2026 à 0,4 %, contre 0,7 % auparavant. D’ailleurs, le premier semestre a été révisé à la baisse : −0,2 % au premier trimestre, 0,0 % au deuxième, dans une quasi-récession ou un encéphalogramme plat que le gouvernement espère agrémenté de quelques soubresauts d’ici décembre, en restant obstinément calé sur un 0,7 % de croissance, après 0,9 % en avril et 1 % dans le budget initial.
Au-delà du constat, l’INSEE constate qu’« À rebours de ses voisins, l’économie française a décroché ». Dorian Roucher, responsable de la conjoncture à l’Insee, précise que la croissance française serait « trois fois moins » importante que celle de la zone euro ou du Royaume-Uni.
Depuis le printemps, chaque révision gouvernementale avait été dûment imputée à la « loi spéciale » et au « conflit au Moyen-Orient ». Or, nos voisins européens et les Britanniques subissent la même guerre, le même pétrole hors de prix, le même détroit d’Ormuz tendu comme un Gabriel Attal sous coke et, pour ceux de la zone euro, la même BCE qui remonte ses taux. Et pourtant, ils s’en sortent, sinon brillamment, du moins nettement mieux. Si la conjoncture est la même pour tous et que seule la France décroche, c’est que la France traîne des boulets bien à elle.
L’INSEE les liste d’ailleurs avec la pudeur euphémistique des institutions publiques : le décrochage tient « notamment » à une situation budgétaire difficile, et l’investissement des entreprises, qui repasserait dans le rouge cette année, serait « plombé par des perspectives de demande atone et un coût du capital en hausse ».
Ben tiens.
Il faut dire qu’avec le taux de la dette française à dix ans qui a franchi les 4,3 % (du jamais-vu depuis 2008), le capital se fait plus cher puisque c’est la référence sur laquelle se cale tout le crédit du pays. Sans surprise, l’investissement des entreprises recule donc (−0,3 %), celui des ménages plus encore (−1,3 %), la croissance s’étiole, les recettes fiscales suivent, le déficit se creuse, l’État emprunte davantage, les taux remontent, les politiciens s’agitent, Marine Tondelier émet des couinements et les portes de l’Enfer émettent un petit grincement en s’ouvrant davantage.
Eh oui : l’État n’est plus une malheureuse victime du ralentissement mais son moteur.
Chaque euro qu’il accapare pour boucler ses fins de mois manque à ceux qui produisent, et chaque dixième de point sur l’OAT se paie en usines qui n’ouvrent pas et en maisons qui ne se construisent pas.
Ce qui fait une facture de plus en plus poivrée : au premier semestre, l’État a déjà versé 34,5 milliards d’euros d’intérêts, en hausse de plus de 18 % sur un an, soit davantage que le budget annuel de la Justice. Cet été, un nouveau déficit est même apparu dans les comptes du pays : selon la Banque de France, la balance des revenus, encore légèrement positive il y a un an, affiche désormais près de 10 milliards d’euros de déficit sur douze mois. La France verse maintenant au reste du monde plus de revenus, intérêts en tête, qu’elle n’en perçoit.
C’est assez logiquement que Goldman Sachs et Deutsche Bank proposent maintenant à leurs clients des paniers d’obligations pour parier sur les suites de la présidentielle 2027. Les banquiers new-yorkais mettent déjà un prix sur une faillite possible que nos politiciens refusent de voir.
Face à ce tableau, le gouvernement s’agite.
En juillet, il a réuni un « comité d’alerte des finances publiques » pour « donner un cap ». Il a annoncé une sorte d’économies de Schrödinger, à la fois annoncées et introuvables, dont la moitié des 10 milliards prévus pour 2026 reste sans le moindre détail.
Le piège est déjà visible, déjà refermé et bien illustré avec ce qui se passe sur les carburants : le gazole dépasse les 2,29€/l, un record depuis le début de la guerre, et Bercy reste « défavorable » à toute mesure générale, au motif que « la situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure ».
Ce n’est pas faux, l’État n’a effectivement plus les moyens de rendre le moindre centime, et ce, même si la crise ne lui coûte rien : fin août, les recettes fiscales sur les carburants dépassaient de 9 millions d’euros leur niveau de l’an dernier : la TVA, gonflée par les prix, a compensé presque au million près la baisse des accises, due à une consommation en recul de 5,5 %. Les Français paient donc des prix records et roulent moins (ce qui affaiblit la croissance) pendant que le fisc encaisse comme si de rien n’était. À la place d’une baisse de taxes, on distribue 1,4 milliard d’aides ciblées, avec les formulaires, les critères et les guichets qui vont avec, payés avec vos sous.
Le piège est donc refermé. Baisser les impôts ? Bercy vient d’écrire que c’est impossible. Baisser les dépenses ? Impossible aussi pour une classe politique qui a les yeux rivés sur avril 2027. Emprunter davantage ? Chaque euro emprunté coûte désormais plus cher que ce qu’il rapporte en croissance. Faire tourner la planche à billets ? Elle est à Francfort et elle n’est pas d’accord. Et les ménages n’offrent plus aucun amortisseur : l’inflation remonterait à 2,9 % d’ici décembre et leur pouvoir d’achat reculerait de 0,4 % sur l’année.
Que reste-t-il alors pour nos pitres aux commandes ?
La croissance miracle vient d’être revue à la baisse. Le sauvetage européen existe, mais la BCE réserve ses instruments aux pays qui tiennent leurs engagements budgétaires, et il arriverait avec des technocrates chargés d’imposer les coupes que Paris n’a jamais osé faire.
La seule la solution qui se prépare en coulisses, c’est d’aller chercher l’argent là où il se trouve, dans l’épargne des Français, en poussant banques et assureurs à se gaver d’obligations d’État, en « orientant » l’assurance-vie et le reste ou en inventant une « contribution exceptionnelle ».
La seule vraie solution, tout le monde la connaît : couper franchement la dépense publique. Pas en ralentir la hausse, comme c’est l’habitude des clowns vides qui occupent l’actualité, mais bien la couper, c’est-à-dire supprimer des pans entiers d’un État obèse et rendre aux Français une partie de ce qu’on leur prend. Solution ô combien douloureuse, impopulaire et sans effet visible avant 2027, et donc inévitablement invisible pour la brochette de saboteurs au pouvoir.
L’incident financier viendra donc probablement d’un déclencheur : une note dégradée, une adjudication boudée, un gouvernement renversé, un résultat électoral qui affole ces marchés sur lesquels on parie déjà. La spirale est lente, parce que la vieille dette bon marché ne se renouvelle que progressivement, et c’est précisément ce qui permet à Bercy de faire semblant de ne rien voir.
« Plafonner, c’est organiser la pénurie », dit Bercy. En plafonnant enfin ses dépenses, peut-être parviendrait-il à organiser la pénurie d’impôts ? Ne rêvez pas, cela n’arrivera pas.




La terrifiante austérité arrive ! 🙁
« Gel du point d’indice, fiscalité des retraites, 49.3… Ce qu’il faut retenir des annonces de Sébastien Lecornu sur le budget
Le Premier ministre s’apprête à dévoiler sa copie sur le budget 2027. Sans mesures d’économies, le déficit « dépasserait les 6,5 % » du PIB, a-t-il prévenu. »
leparisien.fr/economie/budget-2027-sebastien-lecornu-propose-un-effort-budgetaire-denviron-54-milliards-deuros-17-09-2026-2AUY2OFONZAOXMCT4QOD4VJ2QU.php
le point d’indice est gelé depuis au moins 15 ans de toutes façons !
Si on effectue un calcul depuis 2010, la perte de la non revalorisation du point d’indice au regard de l’inflation est énorme, presque 30 % du salaire
idem
@ CPB33 18 septembre 2026 at 9 h 28 min
Mais c’est que ça grouille de
parasitesfonctionnaires ici 🫣J’ai failli pleurer.
Les avantages des fonctionnaires sont aussi ailleurs : garantie de l’emploi, assurances diverses moins chères, taux d’emprunt plus faible, formations qualifiantes sur le temps de travail (et pas sur 3 jours, hein. Je parle de vrai retour en classe sur 1 an, avec promotion à la clef) et prises en charge à 100%.
Et pour finir, l’Etat est le plus malhonnête des acteurs économiques, dont acte.
j’ai un copain d’enfance dans l’EdNat, qui à 65 ans prolonge d’un an : il a obtenu une promotion ric rac avant sa date de départ, et il lui faut 6 mois pour que ça soit pris en compte dans le calcul de sa pension, bilan : + 150 € de pension !
On se souviendra également du cas Villepin qui était retourné au Quay d’Orsay pour une journée à 100 k€
franceinfo.fr/politique/dominique-de-villepin-a-touche-100-000-euros-apres-une-journee-au-quai-d-orsay-selon-the-telegraph_550187.html
oui, mais on parle jamais des catégories C ou B qui font tourner la boutique (pour la plupart en tout cas !)
Ca dépend des boutiques .
Si tu gardes que ceux qui servent à quelque chose, tu pourrais même bien les payer .
Plusieurs centaines de milliers ne servent rigoureusement à rien hormis nous emmerder.
@Gaston et Pheldge
Attention, il ne faut pas mélanger les FP. Des avantages existent dans l’une et pas dans l’autre.
J’ai voulu utiliser mon compte formation pour valider une licence 3 en un an. La formation coûte 4 000 €, se déroule en distanciel avec 8 jours sur l’année le weekend en présentiel + les examens.
Réponse : non, l’État n’a plus d’argent, il n’y a plus de crédits. Et le pognon qui m’a été pris en plus de 30 ans ? Disparu, envolé !
Donc entre ce qui est écrit et la réalité, il y a un monde.
Pour les assurances, c’est n’importe quoi. Ma mutuelle obligatoire me coûte plus cher que celle de Madame qui a les 3 enfants dessus. Pour la voiture, la maison et le reste, les assurances des fonctionnaires sont chères. Seul avantage, c’est l’assurance que tu prends pour faire un crédit quoi que aujourd’hui, même pas sûr.
Après, je comprends ce qui mettent en avant les pseudo avantages des fonctionnaires pour râler, mais si ce monde est si fabuleux, pourquoi n’ont ils pas passé le concours ?
Quand aux catégories A voire A+, n’en parlons pas. Ce n’est pas le même monde. Leurs formations sont bien différentes des B et C.
Source CGT : (ça vaut ce que ça vaut, mais les chiffres sont bons)
57 % d’agent·es formé·es en 2025 : et les 43 % restants ?
Près d’un agent sur deux n’a suivi aucune formation professionnelle continue ou statutaire en 2025. L’accès reste hiérarchisé par catégorie : 62,5 % des agent·es de catégorie A sont formé·es, contre seulement 50,2 % des agent·es de catégorie C alors qu’ils et elles sont souvent sur des postes nécessitant les plus fortes adaptations (pratiques) : la boucle des inégalités se referme au lieu de s’ouvrir. Nous dénonçons un accès à la formation rendu chaque année plus difficile par l’outil RenoiRH.
Autoformation : la formation devient une charge individuelle
26 % des formations ont été suivies à distance en 2025, contre 19 % en 2024. Le Top 10 des formations Mentor les plus suivies est dominé par des modules obligatoires de sensibilisation (laïcité, handicap, VSS, harcèlement, égalité, santé mentale) qui ne permettent pas de par leur durée et format une vraie application dans les services. La formation qualifiante est quasi inexistante. Sans temps dédié ni moyens structurels, le distanciel ne libère personne : il déplace la charge de la formation vers l’agent·e, seul·e devant son écran et à ses frais cognitifs pour jongler avec les mêmes sollicitations professionnelles.
Pheldge : ça s’appelle une promotion retraite. C’est fréquent et oui il te faut rester 6 mois pour valider la promotion.
J’ai un copain qui pouvait partir il y a 7 ans. Il avait toutes les annuités nécessaires. Ayant eu un gamin tardivement, il est resté jusqu’à la limite d’âge en prolongeant donc de 7 années. Au regard de sa pension d’il y a 7 ans et aujourd’hui date de son départ, il va toucher 600 € de pension supplémentaire. J’espère seulement qu’il pourra profiter de sa retraite sans trop de mal.
Jaloux !! 😜
Merci de vous imprégner d’ores et déjà de ce formulaire fiscal :
impots.gouv.fr/sites/default/files/formulaires/3916/2026/3916_5454.pdf
Perso, je le remplirais sur un étiage compris entre 100 milliards et 120 milliards d’intérêts versés par l’Etat pour sa dette.
Voilà le VRAI danger terroriste en France ! 😨
« Yvelines : un policier mis en examen et écroué pour des projets d’attentats terroristes
Ce fonctionnaire a été interpellé et placé en garde à vue fin août dans le cadre d’une enquête ouverte par le parquet national antiterroriste. »
leparisien.fr/faits-divers/yvelines-un-policier-mis-en-examen-et-ecroue-pour-des-projets-dattentats-terroristes-17-09-2026-OIQFKMKVKBGXJJQ2U6KATELBUU.php
Vous vous doutez bien du profil ! 🤔
« Selon nos informations, l’enquête a démarré cet été sur la base d’un simple signalement. Un militant d’ultradroite s’est signalé auprès d’un commissariat après avoir reçu des messages en ligne inquiétants de la part d’un individu disant vouloir rétablir l’ordre chrétien en Europe et appelant à commettre des sabotages. »
Méfiez-vous des blogs d’ultra-droite, peuplés de fondamentalistes chrétiens ! 😱
C’est bien qu’est ce que je disais :
korben.info/des-agents-ia-spamment-le-web-pour-payer-leurs-propres-serveurs.html
Les agents en question ont reçu l’instruction d’agir ainsi. Intox chinoise.
ils en tiennent un de très méchant….
policeetrealites.com/2026/09/17/yvelines-un-policier-soupconne-dappartenir-a-lultra-droite-et-de-preparer-un-acte-terroriste-mis-en-examen-et-ecroue/
merde VieuxRat m’a coiffé au poteau ! 🙁
Ce n’est pas grave : ça fera 135 € à verser au patron, pour nourrir les chatons communistes ! 😼
quand il s’agit de dénoncer l’extrême droite, le Parisien est aux avant-postes, et donc inévitablement le rongeur nuisible se fait un devoir de nous en informer.
Ça fait du bien à lire : legrenierdeleco.com/taxe-zucman-inconstitutionnelle-lavis-secret-du-conseil-detat-revele-par-challenges/
merci les Belges !
lejdf.fr/le-djihadiste-belge-du-13-novembre-sort-deja-bienvenue-dans-leurope-de-la-peine-virtuelle/
Vous ne connaissez pas le dossier.
Le droit, c’est le droit.
le juge ne fait pas la loi, il l’applique ! combien de fois faudra-t-il le répéter, ça devient agaçant à la fin !
même le juge belge ? 🍿
lui, il applique la loi une fois, savez-vous ? 😜
ils ont tous peur de l’AFD !!!
oxi90.com/JZPWFVR88/192BDB96D12D46E5967EBFB0EA4926D4.php?jeton=c1c4ee491c7c9793
même le ménard et le RN qui ramènent leur gueule…..
ménard, un pitre à grande gueule.
Rond de serviette assuré sur les plateaux grâce à son statut de fondateur de rsf.
Dans son genre, c’est un bhl.
Bof, une bonne guerre et ça repart…