Comment l’épargnant européen finance assidument les licornes américaines qui vont l’écraser

Le constat est connu, répété, et toujours aussi déprimant : la croissance a déserté l’Europe.

Le World Economic Outlook d’avril 2026 du FMI le confirme sans ménagement, avec une croissance mondiale autour de 3,1 %, des États-Unis à 2,3 %, une Inde à 6,5 %, une Chine qui tient à 4,4 %, et une zone euro qui se traîne à 1,1 %, Allemagne à 0,8 %, France à 0,9 %, Italie à 0,5 %.

Et quand on regarde de plus près, on retrouve encore le diable dans les détails : ce 1,1 % n’est pas un simple verdict structurel mais une révision à la baisse, de 1,4 à 1,1 %, provoquée par le choc énergétique de la guerre au Proche-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz.

Autrement dit, il a suffi d’un conflit lointain pour mettre le Vieux Continent à genoux. Cruelle et froide réalité : l’économie européenne est si fragile qu’une étincelle à des milliers de kilomètres lui coupe les jambes, faute d’énergie abordable, faute du nucléaire qu’on a saboté avec entrain, faute de la moindre marge de manœuvre.

Or, cette vulnérabilité n’est pas le fruit du hasard mais le résultat d’une politique délibérée et elle se lit aussi là où naissent les richesses de demain, c’est-à-dire dans les licornes.

Selon l’étude d’Eqvista, on en compte plus de 1 550 dans le monde : 783 aux États-Unis, 282 en Chine, soit près de 77 % du total à elles deux. En face, le Royaume-Uni en aligne 64, l’Allemagne 38, et la France un valeureux 30. Et tandis que l’Europe compte ses pépites sur ses doigts, les champions américains changent carrément de dimension : SpaceX prépare son entrée en Bourse autour de 2 000 milliards de dollars et OpenAI vise plus de 1 000 milliards, le tout sur le Nasdaq. Mistral AI, notre fierté nationale, plafonne pour sa part à une douzaine de milliards d’euros.

L’écart devient un véritable gouffre.

L’explication convenue est bien sûr toute trouvée : l’Europe manque de capitaux, pardi ! En fait, c’est l’exact contraire de la vérité, et c’est là que le drame vire à la comédie.

Le Vieux Continent est assis sur près de 33 000 milliards d’euros d’épargne privée, et ses ménages mettent de côté chaque année près de 1 400 milliards, soit un taux d’épargne près de trois fois supérieur à celui des Américains.

Dès lors, le problème n’est pas le carburant mais bien la tuyauterie financière : cette montagne d’épargne dort sur des livrets au rendement famélique, se trouve confisquée par des systèmes de retraite par répartition qui ne capitalisent rien, et reste surtout prisonnière de la grande maladie européenne, à savoir la fragmentation financière. En effet, il n’existe toujours pas de véritable marché unifié du capital en Europe, mais vingt-sept marchés nationaux cloisonnés, incapables de se parler, qui renchérissent et découragent l’investissement sur place. Le rapport Letta, « Much more than a market », le diagnostiquait sans détour dès avril 2024 : c’est précisément cette fragmentation qui détourne chaque année quelque 300 milliards d’euros d’épargne européenne vers l’étranger, principalement vers l’économie américaine.

Oui, vous avez bien lu : le petit épargnant français, prudent, taxé, rangé, finance sans le savoir le capital-risque américain et devient, bien malgré lui, l’investisseur providentiel de la Silicon Valley. Son assurance-vie nourrit les licornes qui viendront ensuite écraser ses propres entreprises. On a connu masochisme moins raffiné.

Pire encore : même quand l’Europe parvient à faire éclore un champion, elle le regarde partir.

Le rapport Draghi le rappelait sans détour : près de 30 % des licornes nées en Europe entre 2008 et 2021 ont déménagé leur siège, le plus souvent outre-Atlantique, pour y trouver l’argent et la liberté qu’on leur refusait ici. L’Europe est devenue une pépinière à talents qu’elle offre gracieusement à ses concurrents.

Reste l’explication culturelle, commode et paresseuse : les Européens seraient frileux par nature.

L’indice d’évitement de l’incertitude de Hofstede affiche en effet 46 pour les États-Unis contre 86 pour la France, 75 pour l’Italie et 65 pour l’Allemagne. Mais attention à ne pas confondre la cause et l’effet. Cette aversion au risque n’est pas inscrite dans les gènes du Français, mais n’est que la réponse parfaitement rationnelle à un tabassage fiscal et réglementaire permanent. Quand l’État taxe la réussite, sanctionne l’échec et pousse votre épargne vers des cases « sûres », la prudence devient la stratégie optimale. Cette absence de culture du risque n’est pas inévitable, et n’est qu’une réponse aux incitations qu’on lui impose.

Le verdict le plus cinglant reste pourtant celui de Mario Draghi lui-même : aucune entreprise européenne de plus de 100 milliards d’euros n’a été créée de toutes pièces depuis cinquante ans, là où les six sociétés américaines valant plus de mille milliards l’ont toutes été pendant cette période. Les trois premiers investisseurs européens en recherche et développement sont des constructeurs automobiles ; aux États-Unis, ce sont des géants de la tech. Tout est dit.

Que propose Bruxelles face à ce naufrage ? Un nouvel acronyme, évidemment !

Après l’Union des marchés de capitaux de 2015 et ses soixante propositions législatives restées lettre morte, voici venue l’Union de l’épargne et de l’investissement, droit sortie de ce même rapport Letta. Encore un plan, encore une stratégie, encore des pelletées de normes destinées à réparer les dégâts des normes précédentes, comme si l’addiction à la bureaucratie pouvait se soigner par un surcroît de bureaucratie.

En 2026, la vraie croissance ne se décrète pas dans les capitales européennes : elle se construit là où l’ambition a encore le droit de s’exprimer et où l’épargne sert à financer l’avenir plutôt qu’à le fuir. L’Europe, elle, accumule les rapports lucides et les décisions inverses. Elle a tout compris, et ne changera rien.

Ce continent est foutu.

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Commentaires201

  1. Aristarkke

    Mais avec d’abord les bouchons attachés puis bientôt les bouteilles plastiques consignées, les USA ne peuvent en dire autant sur la lutte contre le rechaufmick… Avec toute l’électricité que nécessitent les installations IA !!!

  2. P&C

    Perso, j’ai des doutes concernant les entrées en bourse de space x et open ia.

    Si je suis à jiur, ces deux boîtes sont déficitaires. Aldi dit qu’elles cramment de l’argent à vitesse grand V. Comment rémunérer les actionnaires si on ne fait aucun bénéfice ?

    Ça ressemble plus à de la cavalerie qu’autre chose.

        1. Aristarkke

          C’était, pour Amazon, jusqu’au début du nouveau millénaire…
          Provoquant le regret de Warren B. de ne pas y avoir cru alors… (spoiler : il y a mis des billes tardivement mais avec profit néanmoins…)

          1. Deres

            Le souci est que la valorisation actuelle tient compte de cet historique comme si il était garanti pour ces entreprises. Pour l’IA en particulier où on n’est pas à l’abri de nouvelles révolutions déclassant les leaders actuels, possibilité bien mise en valeur par Deepseek. On doit donc acheter maintenant sur la croyance que ce seront les leaders incontestés dans 10 ou 20 ans d’un marché n’existant pas encore.

            1. Aristarkke

              C’est mon opinion. Je ne participe plus depuis au moins quinze ans aux introductions en Bourse car la valorisation immédiate est souvent exagérée. Je préfère attendre deux ou trois ans histoire d’évaluer le comportement de la cotation. Idem WB finalement…

            2. Takata

              @ Deres 12 juin 2026, 14 h 05 min
              “Le souci est que la valorisation actuelle tient compte de cet historique comme si il était garanti pour ces entreprises.”

              Non pas du tout. Si la valorisation était garantie le cours serait multiplié par au moins 10.

      1. MadeInCH

        Netflix aussi.
        Il investissait tout ses bénéfices dans l’achat de droits de films, ou de fabrication de film. Même des m3rdes évidentes.
        But: Eliminer le bénéfice pour ne pas payer d’impôts ET augmenter l’offre.
        Aujourd’hui, Netflix est (presque) incontournable.

          1. Deres

            Attention au biais du survivant. Tous ces exemples se basent sur des sociétés ayant réussi. Il y en a des centaines qui ont fait faillite. Blackberry par exemple.

            1. Aristarkke

              Mais Blackberry a eu une période faste… avant les smartphones avec leurs claviers virtuels…
              Comme Nokia mobiles (version finlandaise) qui est monté jusqu’à 40% du marché mondial…

            2. Takata

              @ Deres 12 juin 2026, 14 h 11 min
              Rien à voir avec le biais du DS.
              Ca concernait le fait que des boites puissent être en déficit pendant des années sans pour autant être des arnaques suivant la remarque de P&C parlant de cavalerie.

  3. breizh

    une illustration de ce qu’est devenu le vieux continent : reseauinternational.net/boire-un-coup-ca-ne-vaut-plus-le-coup/

    1. Pierre 82

      C’est exactement ça… Une sorte de grève randienne, d’une certaine manière.
      Le renoncement généralisé, on se fiche de ce que va devenir l’épave du Titanic déjà presque à la verticale. Chacun dans sa chaloupe, en essayant de sauver ses propres meubles.
      Le propriétaire du bistro en question n’a plus envie de continuer, mais n’a pas trop le choix s’il ne veut pas se retrouver à la rue. De toutes façons, il n’a plus la trésorerie pour remplacer quoi que ce soit…

      1. Gerldam

        Plus de trésorerie malgré des tarifs exhorbitants? Cherchez l’erreur.
        Ce pauvre café finance les 4 milliards de l’audiovisuel public, le x milliards donnés aux clandesins, les y milliards d’aide au développement y compris la Chine, les 300 milliards de salaires de fonx et assimilés inutiles, etc.

        1. Deres

          Et il subit la concurrence des fast food qui font venir les sodas de Pologne et d’Ukraine pour éviter les taxes écrasantes. Les marges ne sont pas suffisantes pour faire le moindre investissement. Le personnel n’est pas motivé car ses salaires sont globalement indexés sur un SMIC dont le montant est décidé par le premier ministre. Et le gros des efforts et des investissement est dépensé en respect des réglementation qui s’accumulent et changent tous les ans. Nouvel accès handicapés, suppression ds marches, règles sur les frigos, réglementation sur l’aération, mise à jour des caisses, tickets restaurants dématérialisés obligatoires, … Les propriétaires attendent surement la retraite.

          1. Deres

            Plus de nouveaux règlement écologique. Recyclage, poubelle, fluide réfrigérants, recyclage de l’huile, isolation obligatoire des locaux dont double vitrage si on fait la moindre rénovation, justification administrative sur tous ce sujets.

      2. nemrod

        Le propriétaire du bistro va le fermer à la moindre échappatoire et vivotera comme il pourra.
        De toute façon il vivote déjà mais il aura moins de pression ( sans jeu de mots ).
        Il n’ y aura pas de repreneur .
        Ca vient de se produire dans mon village.
        Le propriétaire du Bar Tabac est parti et a pendu sa chemise au rideau fermé .
        Il a 52 ans et va faire chauffeur livreur au SMIC…de toute façon il gagnait moins.
        Il va trouver car il a passé toute sa vie à se lever tôt…il est fiable.
        Il n’y en a pas tant de fiables…

        1. Aristarkke

          Dans des chaînes de distribution spécialisée, je constate depuis plusieurs années (post COVID) qu’il y a de l’embauche de seniors de plus de 45 ans en lieu et place de djeunes épouvantés rien qu’à l’idée de se lever le matin, au moins pour partie d’entre eux… Et je ne pense pas que ce soit par le fait d’aides spécifiques du fait qu’elles existaient auparavant sans beaucoup de succès visibles alors…

          1. P&C

            Je ne te crois pas.

            Alors jeune et chevelu, je me levais à 3h du mat pour aller au cul du camion ramasser les poubelles. Suffit de se pieuter à 17-18h.
            Et pourtant je n’étais guère un foudre de guerre… faut direxqye l’équipe non plus, on passait la moitié du temps de travail au bistro.

            1. Pheldge

              « on passait la moitié du temps de travail au bistro » … euh, non, rien … juste que tu ne fais que renforcer le commentaire du Papet !

              1. P&C

                Ben, ça marchant comme ça a dans toutes les voiries où j’ai bossé. Espace verts où camion a ordures, une bonne part du temps de travail se passait soit au bistro, soit à la base avec les anciens à moitié torchés.

            2. Mandol

              Toujours la meme légende, rabachee depuis 50 ans par ceux qui ont de l’argent et le gardent pour eux. Le ramassage des poubelles quand tu etais jeune, était effectué par les immigrés européens, durant la journée. Le faire à potron minet fut une exigence des automobilistes vers 1980, à cause des ralentissements.

          2. nemrod

            Mon fils est manager en grande distribution .
            Il doit recruter un responsable rayon poisson et n’y arrive pas .
            Il y a peu il reçoit un bon CV ; l’entretien se passe bien…personne motivée, apparemment compétente.
            Au moment de la prise de poste, coup de fil à la DRH puis à mon fils :  » je ne viendrais pas, n’ai pas dormi de la nuit car en fait j’ai peur des poissons !, vous n’auriez pas un autre poste ?
            Bon je vous passe la remontée de bretelle du manager à qui on a fait perdre des heures , évidemment il n’avait pas d’autre poste pour une baltringue pareille.
            Chez Carrefour ils ont 19 % de taux d’absentéisme…le samedi, le lundi c’est très compliqué.
            Voilà ou nous en sommes.
            Mais c’est logique.

            1. Pheldge

              c’est pas gentil de laisser entendre qu’une partie non négligeable des djeun’s dont des branleurs … moi quand j’osais évoquer cette délicate question, je me prenais des « volets de bois portugais* »

              *selon RPS notre correspondant en Lusitanie, c’est vert ou orange le volet portugais 😉

                1. Pheldge

                  je pense que vous leur prêtez des qualités d’analyse que personnellement je n’ai pas observées, sur l’échantillon que j’ai sous la main. J’ai une exception, un sacré bosseur, mais bon, il est à son compte, il n’a pas le choix. Les autres, comptent beaucoup sur l’indulgence du patron, pour les retards, les absences, le faible rendement …

            2. P&C

              C’est pas possible… surtout un poissonnier qui a peur des poissons.
              Une question : payé combien ? Dans le mordor ou une region où le coût de la vie est correct ?

              Ou alors, il y a un énorme manque de poissonniers en France, et les candidats ont le choix. Dans ce cas ton fils ferait mieux de former un gars en interne, de préférence un que l’odeur et la tripaille n’effraient pas.

                1. P&C

                  Je suis désolé, mais cewsibt des critères qui comptent.

                  2500 net à St brieuc, c’est bien. A paris, c’est bof.
                  La différence ? Coût et qualité de vie.

                  Pareil, j’ai été prof, en Vendée et en zep dans le mordor. Meme salaire, 1600 nets. Et ben la Vendée c’est vachement mieux. Dans le mordor, il faut entre 500 et 1000 de plus.

                    1. P&C

                      Non, pauvres profs. Le taux de démission à 6 mois est dantesque.
                      Et pour tenir sa classe, tu dois jouer sur tes connaissances et ton rayonnement (dixit l’inspecteur). Connaissances oui, mais je n’ai été une personne charismatique. Donc pour tenir la classe, dur…

              1. nemrod

                Payé autour de 1400 balles dans le Jura .
                Mon fils a commencé comme ça et maintenant il est à 3000 nets .
                Mais c’est pas un faignant…pas assez d’ailleurs.

                1. P&C

                  1400 balles, tu m’étonnes qu’il n’a personne pour un poste de responsable !

                  Meme éboueur, ça paye 400 de plus pour puer pareil à la fin de la journée. Le chauffeur est payé plus.

                  Qu’il mette 2000 ou 2500, il aura des gens plus motivés.

                    1. P&C

                      Meuh non.
                      On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre, c’est tout.

                      1400 balles, c’est le dmic aujourd’hui, donc poste d’entrée sans experience ni responsabilité.
                      Responsable, ça demande un profil un minimum expérimenté et des qualités humaines et organisationnelles. Et en toute logique, ça se paie.

                  1. nemrod

                    C’est peut être 1600…j’en sais rien.
                    Responsable…enfin c’est vendeur de poisson quoi !
                    Me doutais que tu allais me sortir ça.
                    Si tu paies 2500 un poste de ce type, tu vas vendre combien le poisson ?
                    Trop cher pour toi.

                    1. P&C

                      Justement, vendeur, c’est le poste le plus bas, au smic.
                      En plus faut un diplôme specifique, tout le monde ne peut pas faire ce job, contrairement à magasinier ou caissier.

                      Le responsable, si je me souviens bien de mes jeunes annees au rayon fruit et légumes, c’est le mec qui gère l’équipe et passe les commandes.
                      Taches en plus -> thune en plus. Allez, 1600 pour un responsable junior, ça passe. Mais pour de l’expérimenté, il faut tabler sur 2000.

                    2. nemrod

                      Y a 13 ème mois et intéressement aussi.
                      10 % sur le magasin même le carburant.
                      Progression si t’es bon…
                      Enfin bref .

                  2. Cerf d

                    @Takata 11h21

                    P&C, pour une fois, n’a pas entièrement tort.
                    Il m’arrive de regarder des offres d’emplois dans mon secteur, avec mon expérience.

                    Et quand je vois le salaire proposé, si je devais accepter un entretien ma première question serait : « le salaire que vous proposez c’est bien du net ? ». (Et encore même en net c’est pas bézef). Je ne perd évidemment pas de temps à les contacter. Mais par curiosité il m’est arrivé de regarder les statistiques de salaires pour le secteur, la zone géographique et l’expérience. Et j’ai observé que ces proposition correspondent au bas de la fourchette.

                    Donc certains cherchent à recruter quelqu’un d’expérimenté en lui proposant moins (ou la même chose) que ce qu’il gagne déjà. Sauf contraintes particulières ça risque d’être difficile.

                    1. nemrod

                      Elle est au chomdu …
                      Bon ceci dit c’est pas faux mais les raisons qui font que nous devenons un pays de pauvres est lié au socialisme .

                    2. Cerf d

                      @nemrod, 11h44

                      Oui, ou plus probablement, elle suit son conjoint qui a eu un poste dans le coin.
                      Mais dans les deux cas si elle est embauchée au bas de la fourchette, ce ne sera qu’une situation d’attente et elle se barrera dès qu’elle trouvera mieux. Pas sûr que ce soit une stratégie de recrutement rentable.

                      Mais parfois la boite n’a tout simplement pas les moyens de ses ambitions en terme de recrutement. Lié au socialisme là aussi.

                    3. Takata

                      @ Cerf d 12 juin 2026, 11 h 40 min

                      De mon point de vue et comme beaucoup vous faites une double erreur à cause du smic en considérant que c’est un salaire pour qqun sans qualification alors que c’est un salaire réglementaire.
                      2eme erreur vous vous projetez sur un job en l’évaluant avec vos besoins financiers de maintenant : étudiante je réussissais à vivre presque bien avec 25€ par jour, et même en réajustant avec l’inflation il me faudrait un long temps d’adaptation pour revivre ainsi, mais aucune raison que ce ne soit pas possible

                    4. P&C

                      @takata

                      Pas faux. Nombre de métiers qualifiés demarrent au smic.
                      Les techniciens de labo par exemple. Une ex technicienn hospitalière voulait quitter le mordor suite à la mort de son père pour revenir en principe… et aller dans le privé. Mais quand elle a vu les salaires de merde proposés (smic +10) pour une tech avec 10 ans d’experience), elle a renoncé. Elle a beau ne pas aimer travailler de nuit dans le public, mais c’est bien mieux que le privé.

                    5. Cerf d

                      @Takata 12h49

                      Je ne pense pas avoir fait de double erreur, mais peut-être me suis-je mal exprimé.

                      Tout d’abord je n’ai pas parlé de poste au SMIC.

                      Deuxièmement, je n’évalue pas le job en fonction de mes besoins actuels mais en fonction de mon SALAIRE actuel. A partir du moment où on me propose un brut inférieur à mon net actuel, je n’ai pas de raison suffisante pour changer.

                      Ce serait différent, par exemple, si je devais suivre une conjointe.
                      Donc je reste surpris de voir des entreprises qui espèrent débaucher des gens expérimentés en leur offrant moins que ce qu’ils gagnent.

            3. Grosminet

              @ nemrod 12 juin 2026, 10 h 22 min
              « J’ai peur des poissons »
              😆 😆 😆
              C’est vrai que c’est vraiment effrayant ces bestioles là. Une lotte, quand elle te regarde avec sa sale gueule, ça te fout des frissons dans le dos… et quand tu vois le turbot avec tronche asymétrique et sa bouche de traviole, c’est un coup à faire des cauchemars… sans parler de l’anguille*, qui ressemble à s’y méprendre à un serpent… brr…
              * en plus c’est coriace ces trucs là :
              youtube.com/watch?v=8-lCVMAZBhM

                    1. P&C

                      Certes.

                      Déjà m, il y a lotte, qui est ls baudroue d’eau douce (Lota lota), et la baudroie commune (Lophius piscatorius).

                      C’est pas le même prix, ni le mêle marché.

              1. P&C

                Tu n’as jamais jouer à Iron lung, sunautica, ou barrotrauma ?

                Oui, je poisson peut faire peur… même un congre, si inoffensif sur l’étal du prisonniers, peut te fritter sévère dans l’eau.

                1. Grosminet

                  @ P&C 12 juin 2026, 13 h 04 min
                  Le terme baudroie d’eau douce est incorrect, on dit lote de rivière. Pis ça a pas du tout la même tronche.

            4. Mandol

              Eh oui. En 2001, je m’intéressais à trouver un emploi. Quand j’ai lu qu’une secrétaire 3 langues courantes était payée le smic, je suis reparti en voyage. Et j’ai acquiescé aux Chiliens qui m’expliquaient qu’il était impossible au Chili de trouver des gens compétents, vu qu’ils etaient payés aussi au salaire minimum. Et j’ai compris la reaction de ce jeune, employé au smic pour l’ete dans un hotel, qui s’en ést allé du jour au lendemain à la première engueulade. Resultat hotel fermé durant l’ete.
              Ou la situation actuelle à Malaga, impossible de trouver des employés dans l’hotellerie restauration, ben oui le smic ést à 1000€ et la chambre est à 600€. Le seul conseil que je donne aux locataires et aux futurs acquereurs de logement familial de Malaga est « tires toi de cette ville si tu peux ».

              1. P&C

                Ben la solution est simple non ? Payer au dessus du salaire minimum, genre 3* loyer ou alors, loger pour pas cher les saisonniers.
                En France, y en a qui le font. Un journal eux devenu patron d’un resto avait du mal à trouver. Acheter un petit immeuble pour y loger ses gars à été déterminant pour avoir des saisonniers.

                J’ai bon ? Ou Grosminet va encore me dire que je pedale dans la sauce ?

                1. Grosminet

                  @ P&C 12 juin 2026, 15 h 00 min
                  « Ben la solution est simple non ? Payer au dessus du salaire minimum »
                  Bien sûr, augmenter les salaires c’est toujours simplissime. Bien évidemment qu’il faut les loger, en France je sais pas mais en Roumanie c’est la règle. Pas besoin de grand chose, tu peux en mettre 2 dans 10 m2 sans soucis, ils s’en foutent. Ils sont là pour faire des heures et de la thune, ils ont juste besoin d’un plumard pour dormir et d’une salle de bains. Par contre il faut l’avoir prévu dès le départ, tu vas pas aller acheter un immeuble dans une zone hors de prix pour loger tes saisonniers…

                2. Cerf d

                  Ben la solution est simple non ? Payer au dessus du salaire minimum, genre 3* loyer
                  Peux-tu payer 3* le loyer sans augmenter tes prix et sans couler la boite ? Si oui, c’est une solution, sinon …
                  Peux-tu payer 3* le loyer, augmenter tes prix pour couvrir les frais et garder une clientèle suffisante pour ne pas couler ta boite ? Si ou, c’est une solution, sinon…

                  Dans les deux cas, si c’est une solution mais que ça t’amène proche de la limite de rentabilité, est-ce que ça vaut encore le coup de se faire chier à faire tourner une boite ?

                  1. nemrod

                    Moi j’ai tranché.
                    Pas d’employé.
                    Je fais tout moi même et le CA est ce qu’il est.
                    Je gagne mieux ma vie et je me fais moins chier car je n’ai que MES problèmes.
                    Bon il faut une santé de fer et une polyvalence sans faille.
                    Evidemment ce n’est pas transposable ou très peu.

                  2. Pheldge

                    voyons bien sûr qu’on peut payer plus le salarié : il suffit de donner moins à ce salaud d’actionnaire, ce parasite, ce vampire !

      3. Aristarkke

        C’est exactement mon sentiment. A la limite, le cafetier continue tant que le serveur est là, n’ayant pas les moyens d’assumer un licenciement (il paraît que beaucoup de cafés sont des entreprises individuelles, en particulier s’il y a la civette des tabacs…

      4. Aristarkke

        Et peut-être qu’il conserve encore une clientèle parce qu’il est le dernier sur son secteur de centre-ville, à ouvrir avec encore de vraies plages horaires de café…

  4. breizh

    et la préoccupation de nos députés : genethique.org/aide-a-mourir-les-deputes-abandonnent-le-delit-dentrave-mais-reinstaurent-le-choix-entre-euthanasie-et-suicide-assiste-qualifies-de-mort-naturelle/

        1. Val

          @breizh le programme de la gauche a toujours été l’inverse du décalogue assorti du tu desteseras ton prochain comme toi même. Ils sont en train de dégommer l interdit suprême « tu ne tueras point » avec décontraction . Bon le champ de ruine qui ne manque pas d arriver va remettre les brebis égarées sur le chemin. J imagine que ce détour était nécessaire. Un peu comme certains enfants ont besoin de toucher le feu pour comprendre. Fils prodigue et toussa.

      1. Mildred

        Merci Dom 17, je viens enfin de comprendre le sujet de ce matin !
        Mais ce Gregor, lui, il a tout compris depuis longtemps !
        Et ceux qui nous gouvernent, ils ont déjà entonné depuis longtemps, leur air préféré :

        À mort ! À mort ! À mort !
        Qu’on les tue tous
        Pour leur apprendre à vivre !

    1. Aleph

      Merci pour cet article.

      La désignation « mort naturelle », explicitement prônée par les Fossoyeurs Malfaisants qui sont des tricheurs et manipulateurs infects, vise à empêcher toute statistique dérangeante en cas d’hécatombe. C’est une cécité organisée par des pervers complètement fous.

  5. breizh

    petite claque au vieux continent : stratpol.com/victorieuse-a-roland-garros-comment-mirra-andreeva-a-rendu-fier-le-peuple-russe/

  6. P&C

    Une civilisation peut activer 6 leviers pour éviter le declin et l’effondrement.

    Dans le cas de l’Europe, ca semble cuit.

    1 : expansion territoriale et commerciale. Encore faut-il prendre des territoires et des parts de marché intéressants…

    2 : innovation technologique. ca se fait ailleurs.

    3 : réorganisation interne. Réformes fiscales, administratives, juridique, politique… pas des demi mesures, un vrai reset, avec souvent spoliations et morts à la pelle.

    4 : intensifier l’exploitation des ressources internes. On est déjà au max en Europe, en agro par exemple. Quant aux mines…

    5 : intégration de nouvelles populations. Inutile, l’europe est deja surpeuplée, et intégrer des gens pour en faire des chomeurs ne sert a rien.

    6 : la guerre, trouver un ennemi rentable à conquérir, piller, ou prendre le contrôle de routes commerciales. Comment dire en restant poli… n’est pas Trump et l’us navy qui veut.

    Il y a aussi le faire durer, afin de rendre la situation supportable et éviter de faire de vrais changements. État social, financiarisation (comprendre par là dette et hausse artificielle des prix des actifs), mais ça ne dure qu’un temps.

    Sinon, reste la réduction du système…

      1. Dom17

        Géniale invention que la lutte contre ke CO2 qui permet de contrôler TOUS les comportements, même l’alimentation.
        Avec les applaudissements des populations qui consentent à leur propre disparition.

          1. MadeInCH

            C’est pas le but?
            Selon, Soros, Bill Gates, Schwab, Cub de Rome, etc.
            Si ils le disent oralement, par écrit, gravent dans la roche, et en vidéo, peut-être est-ce le but?
            Précison: Selon Schwab, en commençant par les blancs occidentaux.
            Pour Kalergi, le plan n’était pas une dépopulation mais un métissage.  » C’est pas le plan! » Non, mais si ça sent le plan, que ça serremble au plan, et que ça fait le même bruit que le plan, et que le résultat est celui du plan, alors…

            1. P&C

              D’après une etude, à partir de 1000 ppm, nos capacité cérébrales sont réduites.

              Dans une classe ou un bureau mal ventilé, tu peux avoir jusqu’à 3000 ppm.

          2. P&C

            Oui, mais point trop n’en faut. A 25% dans l’air, c’est la mort assurée. Même à 2% tu as des effets sur la santé. Bon, on est à 412 ppm… y a de la marge.

                1. MadeInCH

                  Je me suis souvent demander comment les fumeurs de cigarettes pouvaient survivre à leur première cigarette…
                  Vu en plus comment une cigarette brûle, avec un manque d’oxygène et probablement plus de CO que de CO2…

                    1. MadeInCH

                      Pas dans la pièce. Dans ce qui rentre dans les poumons en passant à travers la cigarette. Y’a combiens de CO dans une bouffée qui vient à 100% de la cigarette?
                      Y’a un truc qui m’échappe, n’étant pas fumeur.
                      Mais apparemment, je dois avoir tors puisque els fumeurs survivent un certain temps…

                    2. P&C

                      Si j’en crois le chat qui pète.

                      1 ppm de CO -> 580 mg de CO ingéré par heure

                      Clope. 20 mg de CO ingéré.
                      20 clopes : 200 à 400 mg de CO ingéré.

                      Demi vie du CO dans l’organisme, 4 à 6 h.

                      En résumé, grosse différence entre intoxication ponctuelle via la clope, et intoxication continue en restant dans une atmosphere chargée.

      2. Unmeusien

        Emprunter du carbone.. peut-être cela se fait-il dans les aciéries pour avoir une meilleure qualité des aciers crées Empreinte donc !

      3. MadeInCH

        « Elle ne peut se faire que par la dépopulation. »
        Et comme les blancs ne font plus d’enfants, pour ne pas surpeupler la planète, il faut, c’est obligatoire vous comprennez, faire venir des bateaux entiers en Europe pour maintenir les pression sur les salaires (raté, ils ne bossent pas), maitenir la consommation (subventionnée par Nicolas), et maintenir l’immibilier (subventionné par Nicolas)
        .
        Dépopulation? Où ça?
        Ah, oui, Mais seulement pour une certaine culture, une certaine couleur de peau,

  7. Aristarkke

    « Son assurance-vie nourrit les licornes »
    Pour la portion qui n’est pas quasi-stérilement bloquée dans les obligations étatiques grançaises…

  8. Grosminet

    « Autrement dit, il a suffi d’un conflit lointain pour mettre le Vieux Continent à genoux. »
    Ça c’est limite malhonnête, quand le prix du pétrole monte toutes les économies sont impactées, c’est pas spécifique à l’Europe.

      1. Grosminet

        @ MadeInCH 12 juin 2026, 10 h 10 min
        Peu importe les voies d’approvisionnement, quand le prix monte il monte pour tout le monde…

        1. P&C

          Si tu fais des prix de marché.

          Mais si tu es, par hasard, le 1er producteur mondial, que tu n’es pas impacté, et tes concurrents si, rien ne t’empeche de faire les prix. Tu vends en dessous du marché chez toi, et la peau des fesses ailleurs, genre chez ceux que aimerais faire plier.

          1. Grosminet

            @ P&C 12 juin 2026, 10 h 57 min
            « rien ne t’empeche de faire les prix. Tu vends en dessous du marché chez toi »
            Sauf que c’est pas comme ça que ça marche. Il me semble t’avoir déjà dit d’arrêter d’essayer de discuter avec les grandes personnes.

            1. P&C

              Dans ce cas, expliques moi : pourquoi tu ne pourrais faire un abus temporaire de position dominante dans un marché où tu es le seul acteur majeur qui ne soit pas bloqué ?

              D’ailleurs, c’est en partie le plan de l’agent orange si on croit Charles Sannat : profiter de la position dominante sur petrole et gaz pour faire plier les « pas assez gentils’ avec les usa.

              1. Takata

                @ P&C 11h51

                Vous mélangez tout : Trump ne vend pas de pétrole et de gaz, et s’il arrive à faire ce que vous dites (FAIRE vendre plus bas que le marché) c’est qu’il aura fait pression sur des compagnies privées pour qu’elles s’exécutent et ces compagnies auront obtenu une compensation en échange.
                C’est d’ailleurs ce que fait depuis un moment Total en France en bloquant ses prix pour éviter une surimposition.

                Ce que vous décrivez existe dans le cas du dumping mais quand une entreprise le fait c’est sur son initiative et dans son intérêt pour éliminer à terme la concurrence mais en aucun cas dans un marché déjà en tension, plus souvent dans un marché en surproduction : dans un marché en tension quand les prix montent tout le monde profite : celui qui a un prix de revient de 10 et celui qui a un prix de revient de 100 et tous vendent à 200

                1. MadeInCH

                  Grosminet,
                  Pourriez-vous m’expliquer pourquoi, dans un pays, donc avec la même taxation, les prix sont différents d’une statin à une autre?

                  1. durru

                    Curieusement, les prix sur autoroute n’ont rien à voir avec ceux en ville, qui n’ont pas grand chose à voir avec ceux dans les centres commerciaux.
                    Pourtant, il n’y a souvent que quelques km distance…

                    1. Grosminet

                      @ durru 12 juin 2026, 16 h 25 min
                      Curieusement dis tu ? Pour moi c’est limpide, voir mon 16h40

                    1. MadeInCH

                      Voilà. Donc les prix ne sont pas les mêmes partout.
                      Donc « le prix du marché » est quelque chose que quelqu’un de puissant dans un domaine peut faire varier.

                    2. Grosminet

                      @ MadeInCH 12 juin 2026, 16 h 32 min
                      Comme disait le regretté sam, c’est pas parce que t’as mis donc dans une phrase que tu as construit un raisonnement…

                    3. Pheldge

                      les prix sont pas les mêmes ? c’est pas normal, mais que fait le gouvernement pour abolir cette grave inégalité ?

                  2. Grosminet

                    @ MadeInCH 12 juin 2026, 16 h 08 min
                    Rhôô, même des bases comme ça ne sont pas acquises ? Pfiou, comme disait quelqu’un… bon, allons y : pour tout un tas de raisons, citons en quelques-unes : le degré de captivité du client, exemple type la station d’autoroute, qui est rare et qui bénéficie de l’avantage de ne pas obliger le client à perdre du temps à sortir de l’autoroute pour trouver moins cher. L’utilisation du carburant comme produit d’appel : exemple type, la station de supermarché. Si les supermarchés se sont mis à vendre du carburant dans les années 80, c’était pas pour gagner de l’argent avec, mais pour appâter le chaland. Le degré d’intégration de la filière du revendeur : exemple type, la station Esso ou Total. Bref, c’est tout à fait normal que les prix soient différents, c’est la magie du marché, il y’a tout un tas de prix qui se forment parce qu’en fait il n’y a pas un mais une multitude de marchés.

        1. Grosminet

          @ Pheldge 12 juin 2026, 10 h 23 min
          Sur ce coup là on y est pour rien, c’est pas notre faute si le patron écrit des billets malhonnêtes qui discréditent la justice française.

            1. Pheldge

              un modèle d’impartialité sociale*, qui devrait inspirer tous les pays démocratiques populaires, socialistes & bolivariens 😉

              *la justice sociale fait de l’impartialité sociale comme chacun aura compris.

              1. Grosminet

                @ MCA 12 juin 2026, 16 h 11 min
                Et sinon, plus sérieusement, c’est quoi le souci ? Il a pas payé son abonnement internet ?

                1. Pheldge

                  il estime peut-être que vu la situation et l’ambiance, il n’a pas à s’abaisser à débattre avec les béotiens que nous sommes … 😉

  9. Jean-Maurice

    Effectivement les français ne se doutent pas que leurs entreprises (du CAC et autres) sont détenues en partie par des fonds de pension US. Quand la macronie subventionne les entreprises via CICE ou autres, et que les dividendes augmentent, ça aide le retraité americain. Bravo.

    1. Aristarkke

      Pareil Une des raisons pour lesquelles Total se fait coter en plein à Wall Street…
      Il se met là où il y a un marché convenablement garni d’investisseurs…

  10. Murps

    Pourtant, en lançant un grand plan quinquennal européen géré par une commission de relance industrielle, dans un cadre strictement balisé par les conventions climat sur la transitude énergétique c’est assez facile de corriger le tir de manière inclusive.
    On nommerait des politiques et des économistes compétents et reconnus comme Attali, Hollande, Royal, Lemaire, Breton, Moscovici, Borne… Avec de telles pointures, l’échec est impossible !

    Tapez pas, je suis déjà sorti.

      1. Murps

        Si, il y a Segolienne et Babette.
        Mais je reconnais que ma liste n’est pas Chabada.
        Il manque également tous les sexes intermédiaires, mais ça, je ne sais pas qui choisir.

    1. MadeInCH

      Il n’y a pas que Gaïa qu’il faut sauver!
      Il faut aussi de l’inclusion! De la diversité!
      Sinon ce n’est que du protectionisme natiofaschiste!

    2. Deres

      Tout à fait l’objectif serait atteint avec facilité avec une telle stratégie.

      Ils s’en mettrait pleins les poches eux et leurs copains tout en se baffrant honteusement au frais de la princesse. Pour la relance, on trouvera bien un indicateur économique trafiqué pour dire que c’est un grand succès face aux contradicteurs médiocres.

      1. Deres

        Par exemple, Macron se vante d’avoir redonner à le France une nouvelle attractivité économique et fait beaucoup de création d’emploi. Dans les faits, l’attractivité est basé sur des promesses d’investissement jamais tenues et les créations sont largement compensées par des destructions.

  11. Gerldam

    Si vous aviez 100 000€ d’épargne, il y a dix ans, vous pouviez adopter deux stratégies gagnantes:
    – les investir sur le Nasdaq, voux auriez fait x6
    – les investir en obligations d’état russe, fait x5,5

    Je ne veux ême pas calculer avec le livret A, où vous ne pouvez pas investir 100k.

  12. Cerf d

    Ce continent est foutu.

    Comme vous y allez ! Nos zélites ont une solution efficace toute trouvée : importer des ingénieurs, des médecins, des prix Nobel depuis le Grand Sud.

    PS: Y a vraiment besoin d’un smiley ?

  13. turlututu

    https:/ /investir.lesechos.fr/actu-des-valeurs/la-vie-des-actions/les-etats-unis-representent-65-du-marche-mondial-des-actions-et-81-du-secteur-de-la-tech-microsoft-est-la-seule-entreprise-a-figurer-dans-le-top-10-des-capitalisations-tout-au-long-du-21e-siecle-2114519

    1. turlututu

      Mince, il semble que le lien ne fonctionne pas (les echos 21/0/2024) , mais l’Europe est déjà foutue:

      Les Etats-Unis représentent 65% du marché mondial des actions et 81% du secteur de la « tech », Microsoft est la seule entreprise à figurer dans le Top 10 des capitalisations tout au long du 21e siècle
      La part de l’Europe et du Japon sur le marché mondial des actions est en net recul par rapport à 2008, constate Bank of America Securities. La financiarisation poussée des Etats-Unis et le boom des Sept Magnifiques, les grandes valeurs liées à l’intelligence artificielle, expliquent la domination américaine. Etat des lieux des marchés financiers à fin juillet (2024), les grands chiffres à retenir.

      A la fin juillet (2024), la valeur globale de toutes les obligations et actions mondiales culminaient au record de 255.000 milliards de dollars (x2,5 depuis la crise financière mondiale), d’après des chiffres publiés cette semaine par Bank of America Securities. Dans le détail, la valeur des titres de dette en circulation était de 130.000 milliards de dollars contre 71.000 milliards en 2008. Celle des actions s’élevait à 125.000 milliards de dollars. La capitalisation a quasiment quadruplé depuis son niveau le plus bas de 2008 (33.000 milliards de dollars).
      En 1992, la valeur du coté était inférieure au PIB mondial. Elle a ensuite augmenté de manière significative, pour atteindre un pic de 270% en 2020, au plus fort de la crise du Covid, portée par les mesures de relance massives. Aujourd’hui, elle équivaut à 233% du PIB mondial, un repli qui reflète l’important rebond économique et les performances « plus ordinaires » des obligations et des actions non américaines au cours des dernières années, selon le qualificatif utilisé par la banque américaine.
      La capitalisation boursière des Sept Magnifiques (Apple, Microsoft, Nvidia, Alphabet, Amazon, Meta, Tesla, de la plus grosse à la plus petite au palmarès actuel) a augmenté de 10.400 milliards de dollars au cours des 18 derniers mois. Les cinq plus grosses entreprises américaines comptaient pour 29% de la capitalisation totale du S&P 500 en juillet, un record, à comparer à 18% au plus haut de bulle Internet. La concentration du marché américain des actions est actuellement « anormalement élevée », juge Bank of America Securities. Les Sept Magnifiques figurent toutes au classement des 10 plus grandes entreprises au monde. Microsoft est la seule entreprise à figurer dans le Top 10 tout au long du 21e siècle. Les 10 plus grandes entreprises représentent aujourd’hui 25% de la capitalisation boursière totale du MSCI AC World, « soit une hausse spectaculaire par rapport aux 10% enregistrés en mars 2009. »
      Wall Street représente 6 fois la taille de Main Street
      La surperformance des secteurs de croissance par rapport aux secteurs dits « value », ou sous-valorisés, a été une caractéristique déterminante du paysage mondial des actions au cours des 15 dernières années. Les secteurs de la technologie, des télécommunications et des soins de santé (croissance) représentent 44% de la capitalisation, soit un niveau proche du record historique. En revanche, celle des secteurs de la finance, de l’énergie et des matériaux (valeur) est passée de 44% en 2008 à 25% aujourd’hui.
      Le secteur mondial de la « tech » pèse 19.000 milliards de dollars. Il est largement dominé par les Etats-Unis (81%), devant Taiwan (5,8%) et le Japon (3,2%). La zone euro compte pour 4,2%, dont 2,2% pour les Pays-Bas (grâce à ASML) et seulement 0,4% pour la France. Le marché américain domine également très nettement les secteurs des télécommunications (75%) et de la santé (69%).
      Les Etats-Unis représentent 44% du marché mondial des obligations d’Etat et 65% du marché mondial des actions (indice MSCI AC World). La Chine est le deuxième plus grand marché d’obligations d’Etat au monde (14%) et le Japon le deuxième en termes d’actions tandis que l’Europe (Royaume-Uni et Suisse compris) représente 15%. A 20%, la part de l’Europe et du Japon dans le marché mondial des actions est en net recul par rapport à 2008 (39%). Les marchés émergents (y compris la Chine) comptent pour 10% mais représentent 87% de la population mondiale, 78% des terres émergées, 73% des émissions de CO₂ et 59% du PIB (en parité de pouvoir d’achat).
      Au cours des quatre dernières années, le rendement annualisé des actions chinoises est de -10,4% ; il s’agit de la plus grosse contre-performance. Les actions indiennes au cours des 20 dernières années ont affiché un rendement annualisé de 12,3%, la meilleure performance sur la période.
      Aux Etats-Unis, la valeur des actifs financiers (non seulement les actions et les obligations, mais aussi les dépôts en espèces, les prêts, le capital-investissement et les réserves des fonds de pension) est nettement plus élevée que le PIB, « ce qui illustre la financiarisation de l’économie américaine et le degré élevé d’inégalité des richesses aux États-Unis », explique Bank of America Securities. « Wall Street représente actuellement 6 fois la taille de Main Street, proche du record de 6,3x atteint en juin 2021 et nettement plus élevé que la fourchette de 2,5x à 3,5x avant la mondialisation et la déréglementation des années 1980 et du début des années 1990. »
      La dette du gouvernement américain augmente actuellement de 1.000 milliards de dollars tous les 100 jours. Le montant de la dette mondiale, de 313.000 milliards de dollars à fin juillet, représente plus de trois fois la valeur du PIB mondial.

  14. CPB33

    retour sur la belle justice française….
    policeetrealites.com/2026/06/12/mort-de-nahel-merzouk-la-cour-de-cassation-estime-que-la-qualification-dhomicide-peut-etre-retenue-contre-le-policier/

    1. P&C

      En même temps, il a plombé un petit ange quine faisait que du sport mécanique.

      C’est un homicide volontaire et maciste.
      (Mode lfi off)

    2. breizh

      « ne pas pointer son arme vers une cible que l’on ne veut pas détruire… »
      La photo où l’on voit le policier mettre en joue quasiment à bout portant ne plaide pas en sa faveur, même si elle est loin de tout dire.

      1. Takata

        Si on leur donne des armes c’est pour s’en servir: si on te met en joue tu fermes ta gueule et tu fais comme il dit

        Pour que le port d’arme soit dissuasif il faut que certains l’utilisent et que certains en meurent

  15. Aristarkke

    Allez ! Consolons nous ! Nous resterons encore une zone de tourisme pour les Américains et les Chinois en espérant qu’ils repartent avec spiritueux (le cognac ne va pas fort actuellement) et fanfreluches de luxe !

  16. Aristarkke

    La dernière illustration du billet est inexacte. L’UE ne va pas à rebours de la tendance (il y reste des entreprises innovantes) mais elle court avec des godasses de plomb et un sac d’enclumes sur le dos…

  17. Val

    Et nos joyeuses elites se voient « progressistes » . Je crains qu aller vers le pire soit le seul objectif à leur portée. Un peu comme un camé dans le déni. Mais tout addict s arrête quand il atteint son fond. Nous en approchons . C est une bonne nouvelle.

    1. MadeInCH

      Pour un addict, je vois 3 voies:
      1) Il se contrôle, et prend les doses nécessaires pour fonctionner sans problèmes.
      2) Il ne se contrôle pas. ça finit en overdose.
      3) Désintox volontaire ou forcéle par les évènements (ruine ou prison)
      .
      Y aurait-il une autre voie?

        1. MadeInCH

          Le Punisher de punit pas les consommateurs. Seulement les dealers.
          .
          Mais sinon, ce serait quelque chose entre le 2) et le 3), donc…

    2. Grosminet

      @ Val 12 juin 2026, 15 h 35 min
      « Mais tout addict s arrête quand il atteint son fond »
      Ou lorsqu’il fait une overdose…

  18. Val

    Madeinch , la voie 1 tu restes addict et ce n est jamais « sans problème » seul l addict le prétend , alors qu’il est dans le déni . Ça c était la France jusqu’à peu . Le 2 c est la France aujourd’hui, l addict lucide sur sa situation mais incapable de réaction. Je ne crois pas au succès de à la cure forcée. L addict repart aussi sec et encore plus fort à la première occasion. Et là ça peut être là mort. L addict peut décider de s en sortir et là c est la renaissance, heureusement ça arrive aussi.C est pour ça que les toubib parlent de l addict qui trouve « son » fond . Car seul l addict décide de quand il veut en sortir. La question est de savoir si nous voudrons sortir de notre situation. Pour l instant pas . Beaucoup trop de personnes vivent très bien comme cela. Mais ça va changer.

  19. Habeas Corpus

    « Cette absence de culture du risque n’est pas inévitable, et n’est qu’une réponse aux incitations qu’on lui impose. »

    EXACTEMENT

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