Vous entrez dans une librairie de Guéret et vous retournez un livre : son prix est imprimé au dos, en petit, à côté du code-barres. Vous passez le lendemain à la Fnac Saint-Lazare : même livre, même prix. Vous le commandez le surlendemain sur Amazon : même prix encore, à 5% près. Nulle part en France, depuis le 1er janvier 1982, vous ne paierez ce volume autrement, et cela vous paraît parfaitement normal.
Cela devrait pourtant vous faire tiquer.
Dans n’importe quel autre secteur de l’économie, un fournisseur qui impose à ses détaillants le prix auquel ils doivent revendre s’appelle un prix de revente imposé et cela porte un nom en droit de la concurrence qui vaut une visite matinale de l’Autorité de la concurrence assortie d’une amende à sept chiffres. En revanche, pour le livre, cela s’appelle “l’exception culturelle”, cela fait l’unanimité, et cela figure dans les brochures du ministère au chapitre des fiertés nationales.
Cette singularité n’est pas tombée du ciel et porte même un numéro, 81-766, une date, le 10 août 1981, et un nom, celui de Jack Lang. Mieux : elle fête tout juste ses quarante-cinq ans.
On va lui souhaiter son anniversaire comme il se doit, c’est-à-dire en ouvrant son dossier médical. Et c’est là que les choses se gâtent, parce qu’il est vide.
Le patient est sous perfusion depuis 1982. Le médecin traitant n’a jamais demandé d’analyses. Le seul bilan de santé vaguement produit a été rédigé, une fois, par la famille du malade, qui le juge évidemment excellent. Et pendant que le corps médical se congratule au pied du lit, le voisin de chambre, non traité, non perfusé, non subventionné, a repris ses forces tout seul.
Regardons la courbe de température.
Et comme d’autres avant lui, cet article du Jeudi est donc ouvert à mes abonnés et lisible sur Substack ici et revient sur la Loi Lang et le bilan qu’on peut en tirer…

Le patron fait payer ses analyses mitraillettes qu’il publie aussi vite qu’un tweet orangé sur truth social. Super. Il fallait bien qu’on y arrive un jour. je ne suis pas inquiet. D’une part son public de retraités neo boomers a de la maille. D’autre part, la pertinence de ses analyses geo politiques comme la victoire eclaire et totale de l’axe du bien au moyen orient, ont suscité de forts intérêts dans de nombreuses chancelleries. Yallah !
Pour le moyen orient je t’ai déjà dit que j’avais tout mon temps, je n’ai jamais parlé de victoire éclair.
Je regarde tout ce beau monde sans un kopeck en poche se débattre entre eux à Téhéran et ça m’amuse beaucoup.
En revanche, ta victoire éclair (au chocolat) sur le front ukrainien dure depuis 5 ans …
Merci de ce subtil commentaire dont le fiel s’explique sans doute par le cuisant échec de tes prédictions. Toujours 0 trouposol, 0 échange nucléaire, 0 changement de régime, 0 catastrophe militaire pour Trump ; toujours pas de milliers de soldats US morts, et les gesticulations iraniennes n’intéressent personne : le prix du baril n’est toujours pas à 200 dollars. On note aussi que les midterms s’annoncent de mieux en mieux pour Trump.
Ce genre de foirade, ça doit laisser un goût amer, non ?
Je résume , bilan pour Trump : 0 !
Troll.
Il faut soit l’ignorer, soit le ban.
Bof, il intervient moins d’une fois par semaine pour répandre son animosité, tout en se vantant, j’imagine, sur d’autres blogs, de clouer le bec à une bande de boomers d’extrême-droite…
Bref, ça ne me dérange pas plus que ça, tant que ça ne noircit pas trop d’espace…
Comme on dit chez nous : « Faut lèï pissè l’bèdo, c’ess-t’ène bièsse qui pisse longmin »
Et pour ceux qui ne comprennent pas le wallon (ça arrive) : faut laisser pisser le mouton; c’est une bête qui pisse longtemps.
il faut acheter les bouquins d’occasion en toutes occasions
Que je vous veux du mal, Patron, d’avoir ressuscité ce sinistre personnage, même si ce n’était que pour signaler les échecs de sa loi !
Vous voyez bien que je ne peux plus être d’aucune utilité ici, chez vous, et croyez bien que cela me désole. Mais comment pourriez-vous vous accommoder du radotage d’une ancêtre qui n’a même jamais voulu ne serait-ce que de se servir d’un téléphone portable ?
Faut pas trop parler du radotage des ancêtres, car l’âge aidant, je finis par me sentir visé.
A noter : Burger King fait une opération spécial boomer
burgerking.fr/carte/nouveautes/new-boomer-king
Je suis pas peu fier d’avoir gagné une paire de chaussettes.
En même temps, j’apprends que je suis un boomer, première nouvelle …
Ah, ben, la boomitude, ça t’arrive toujours à un moment où tu ne t’y attend pas.
Le jour où ça m’est arrivé, j’ai eu un choc, mais tu verras, on s’habitue.
Ou plutôt on finit par s’en foutre et on prend ça avec bonhommie…