France 2027 : on va élire un président ou un syndic de faillite ?

La semaine dernière, on apprenait que, malgré masse de Français annulant leurs vacances, le gouvernement gardait la tête froide : Le Biscornu nous rassurait avec sa prestance naturelle en nous garantissant que tout était sous contrôle. Malheureusement pour notre petit bricoleur ministériel, la semaine qui vient de s’écouler refuse de donner ce petit coup de pouce ou ce gros coup de pied aux fondements de la République indispensables à remettre le pays dans de bons rails.

Que du contraire, même : on apprend ainsi que le FMI, institution dont la tolérance aux pitreries budgétaires est pourtant légendaire, commence à montrer des signes clairs d’inquiétudes. Et lorsque le Fonds Monétaire International, ce vieux complice indulgent qui a longtemps tout pardonné à l’Argentine, à la Grèce et à quelques républiques bananières en goguette, se met soudain à froncer les sourcils devant les comptes de Bercy, c’est qu’il y a probablement matière à s’alarmer.

La mission d’Article IV publiée le 21 mai dernier ne mâche pas ses mots : croissance famélique de 0,7 % attendue pour 2026 (si tout va bien, allez, quoi, bon), procédure de déficit excessif qui s’étirera bien au-delà de 2029, trajectoire de dette franchement insoutenable, les ingrédients d’un succès français laissent perplexes. Et pour couronner le tout, l’institution invite la France à freiner massivement dans la Sainte Trinité des dépenses sociales hexagonales : santé, chômage, retraites.

Autant dire à un peuple gaulois biberonné depuis trois générations à l’État-providence qu’il faudrait apprendre à se laver à l’eau froide. Le Monde lui-même, peu suspect de libéralisme échevelé, parle désormais de signaux de plus en plus inquiétants, ce qui, dans la novlangue du quotidien de révérence, équivaut à peu près à un hurlement paniqué.

Mais enfin, tout n’est pas si catastrophique, voyons !

Eh bien à vrai dire, pendant que les institutions internationales s’égosillent dans le désert gouvernemental français, on constate que le tissu productif s’effiloche dans un silence presque pudique. Les défaillances d’entreprises se succèdent à un rythme qui ferait passer une démolition à l’explosif pour un atelier de pliage de serviettes.

C’est assez logique, du reste : les impôts sur la production battent allègrement des records à 96 milliards d’euros, confirmation administrative de cette belle doctrine française consistant à étouffer méthodiquement ceux qui financent le système plutôt que de réduire d’un seul euro la dépense publique. L’indice « PMI flash de S&P Global » vient d’ailleurs ajouter son grain de sel en plongeant à son plus bas niveau depuis cinq ans et demi : la France s’installe officiellement dans le rôle peu enviable de maillon faible européen, et la crise au Moyen-Orient ne fait qu’enfoncer un clou supplémentaire dans un cercueil déjà fort bien fixé.

Les avertissements internationaux ne se sont d’ailleurs pas cantonnés au FMI. Cette semaine, les taux d’emprunts des OAT à 10 ans français, cette fameuse dette dont on parle de plus en plus doucement, ont discrètement franchit la barre des 4 %. Même si ce ne fut qu’une journée, la tendance ne laisse aucun doute.

Si, pour le profane, cela pourrait n’être qu’un chiffre parmi d’autres, pour le budget de l’État, cela représente les premiers signes d’un infarctus dans un ascenseur bloqué entre deux étages : le service de la dette, déjà premier poste budgétaire en dynamique, se transforme en boule de neige incontrôlable qui dévale la pente en emportant tout sur son passage. Rouler cette boule de neige, c’est-à-dire cette dette colossale, coûte maintenant plus cher que de faire fonctionner le pays, ce qui contraint les gouvernements successifs à emprunter pour rembourser les emprunts ayant servi à payer les intérêts des emprunts précédents.

C’est de la pure cavalerie, et dans les manuels d’histoire économique, elle aboutit toujours à la faillite : aucune nation n’y a jamais échappé une fois le mécanisme enclenché, et il n’existe strictement aucune raison sérieuse de penser que la France inventera, sur ce point précis, une exception miraculeuse.

On comprend mieux, dans ces conditions, pourquoi les familles françaises commencent sérieusement à grincer des dents. Le baromètre UNAF-OpinionWay 2026 est édifiant : niveau de vie en berne, consentement à l’impôt qui s’évapore à mesure que le service rendu disparaît entre deux home jackings, et sentiment de moins en moins diffus de se faire dépouiller pour rien.

Bercy, fidèle à sa tradition de communication « maîtrisée » (pour ne pas dire euphémistique voire mensongère), continuera évidemment d’expliquer doctement que tout est sous contrôle (« trajectoire ambitieuse, pente forte, route droite, etc ») , que les réformes structurelles produiront leurs effets, alors même que tout indique le contraire.

Et alors que les candidatures à la prochaine élection présidentielle se bousculent actuellement (on compte pas loin d’une trentaine de clowns pour le Cirque Républicain), on comprend clairement que ce sont les clés d’une gigantesque pyramide de Ponzi arrivée à son stade terminal que le prochain locataire de l’Élysée s’apprête à récupérer en 2027. Le successeur du Biscornu ne sera pas tout à fait un nouveau président, mais plutôt un syndic de faillite chargé de répartir les pertes entre des créanciers de plus en plus exigeants et un peuple de plus en plus essoré. Entre l’avertissement du FMI et un ras-le-bol fiscal qui couve de façon préoccupante, l’État nounou achève tranquillement sa mue en État fossoyeur.

Et puisqu’absolument aucun parti politique en lice ne semble disposé à tailler à la hache dans les dépenses de toutes natures, il ne restera bientôt, dans la trousse à outils gouvernementale, que la confiscation et la spoliation pour boucler les fins de mois.

Ce pays est foutu, mais avant ça, il nous promet des moments d’une « intensité démocratique » tout à fait mémorable.

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Commentaires119

        1. MCA

          Tu ferais mieux de terminer ton oeuvre que nous attendons avec impatience plutôt que de critiquer notre bon gouvernement dont la seule préoccupation est notre bien être à tous ! 😆

          Allez trêve de balivernes, « consentement à l’impôt qui s’évapore à mesure que le service rendu disparaît entre deux home jackings »

          Ce n’est pas pour rien qu’il était urgent sous couvert de modernité (vous l’aviez compris) de prélever à la source…

          Il n’y a plus un rond? comment ça?

          Si-si il y a pléthore de fric pour arroser Zobinsky (17 milliards, un détail), une petite gratification à l’Afrique (24 milliards , une paille), un nouveau porte avions, un nouveau chasseur de 25 ème génération, un besoin urgentissime de réarmer le pays contre les méchants russes dont le principal forfait est de nous avoir vendu du gaz à bas prix et j’en passe…

          Et cerise sur le cake, une subvention à la Chine, pays en voie de développement comme chacun sait; mesurette qui commence à énerver plus d’un grançais peinant à boucler les fins de mois, lesquelles fins de mois ont de plus en plus tendance de commencer le 15.

          Jusque là, tout va bien mais attention quand même à l’atterrissage qui risque de casser du bois! 🙁

          1. Deres

            Ce que j’adore, c’est que la normalité des 20 dernières années, c’était légèrement au dessus de 3% de déficit avec promesse main sur le coeur de revenir à 3%. Maintenant on est passé carrément à 5% de déficit tous les ans (c’est acté depuis le COVID) mais avec la même promesse de retour à 3% … Quand on regarde les courbes de déficit on voit bien que la tendance est clairement à un déficit en augmentation constante en pourcentage du PIB.

          2. Aristarkke

            arroser Zobinsky (17 milliards, un détail), une petite gratification à l’Afrique (24 milliards , une paille)
            Ce n’ est pas 24 pour le Pianobite et 17 pour l’Afrique ???
            Il me semblait pourtant ?

            1. MCA

              Non, je maintiens.

              Par contre pour l’Afrique ce sera en deux passes, 24 étant le cumul des deux passes alors pour Zobinsky n’aura droit qu’à une passe (en attendant la prochaine).

          3. Aristarkke

            Il y a deux ans, il y avait promesse de construire un nouveau navire océanographique… Quelqu’un a vu une suite récente pour cette annonce?

    1. Calvin

      Allons, c’est leur raison de vivre : obtenir la légitimité des votes.
      Arriver à déplacer les foules pour des élus interchangeables est une sacrée réussite.

  1. Grosminet

    Une petite vidéo sur l’IDL à ce sujet : youtube.com/watch?v=hpWM1xdlm7M
    D’après eux, ça tient sans problèmes jusqu’à 2030…

    1. JP4U

      Au dela du seul cas français tous les pays du G7 sont endettés et jusque là ont agi jusqu’ici comme si la dette n’aurait jamais à être remboursée :

      https:/ /youtu.be/-j6CjSmeojA?si=LbN9dHZizY0QFp2S

      A un moment donné soit les créanciers auront assez de pouvoir pour siffler la fin de la récréation au delà des états, soit via des conflits des guerres ou autres moyens de pression étatiques ce seront eux qui mettront au pas les prêteurs mais je crains fort que ce soient les citoyens de tous ces pays endettés qui trinquent bien avant.

      1. Deres

        La France cumule quand même la particularité d’une dette élevée, d’un déficit important (y compris primaire c’est à dire hors paiement des intérêts de la dette) et d’un taux de prélèvement record. Cela signifie que le pays n’a plus vraiment de marge de manœuvre en dehors d’une véritable réforme pour baisser les dépenses. Mais cela n’est même pas imaginable pour tous les candidats pour 2027. Pour eux, la seule différence idéologique est de savoir qui va payer pour continuer le système existant.

      2. P&C

        dans les deux cas, ce sont les petits gens qui paieront le prix.

        un exemple d’état qui met au pas ses créanciers, c’est la france de phillipe le bel.
        Avec au menu : impôts écrasants, et spoliation des biens.
        la france était puissante, et le peuple malheureux.

  2. Dr Slump

    Conclusion : les politicards escouillés à la tête de l’état attendent délibérément le crash et l’intervention du FMI, pour pouvoir dire « c’est pas not’ fôte c’est le FMI qui a décidé de mettre fin à notre modèle social ».
    Ce sera l’occasion en plus de faire avancer leurs projets de contrôle social et de CBDC sous la houlette de l’UE, parce qu’il ne faut pas rater l’opportunité offerte par une bonne crise, que diable !

    1. Grosminet

      @ Dr Slump 25 mai 2026, 9 h 31 min
      « attendent délibérément le crash et l’intervention du FMI »
      Faudrait que tu peaufines ton planning : le chyprage, avant ou après l’arrivée du FMI ?

  3. Mildred

    Ce matin, Patron, j’ai fait un pas supplémentaire : j’ai ouvert « L’Éloge de la Bêtise » AVANT d’avoir ouvert mon ordinateur et voici ce que j’ai lu, page 98 (je n’ai pas encore lu votre article mais je vous promet que je le ferai) :
    « …De même que tout noble de naissance pense trop noblement pour se montrer l’égal de la plèbe dans un autre domaine que celui des vices ; ou plutôt de même que tout noble offre généreusement à sa putain l’argent que son tailleur lui réclame en vain chaque jour, de même les patrons prennent grand plaisir à donner à l’idiot, comme un présent, le salaire dont ils privent le sage, pour se montrer à l’un sous les traits de la bonté et à l’autre sous ceux de la puissance… »
    En attendant, je compte sur Ari pour nous dire ce qu’il en pense !

    1. Grosminet

      @ Mildred 25 mai 2026, 9 h 39 min
      Méchants patrons, méchants ! Et en plus cons comme des manches, ils préfèrent payer des idiots plutôt que des sages…

  4. du

    Cela évoque un effondrement gravitationnel d’une France vers l’État de  » naine blanche  » , mais le gonflement aussi incontrôlée de la dette américaine pourrait entrainer la terre vers un  » trou noir  » aux propriétés physiques inconnues sinon inconcevables

    1. Grosminet

      @ du 25 mai 2026, 9 h 44 min
      Deux différences fondamentales :
      Aux US il y a encore de la croissance économique, et en plus ils ont la meilleure imprimante du monde. Bref, avant de voir un défaut sur la dette US, la France sera dans le trou depuis longtemps.

        1. Ryan

          Les achats de pétrole se font majoritairement en dollars et pour investir aux USA, c’est en dollars.

          C’est un formidable levier pour les USA.

      1. breizh

        @grosminet, c’est surtout de la croissance de l’impression.
        Toutefois, je reconnais que les USA ont (eu) une capacité à se reconfigurer et se remettre en ordre de bataille que peu de nations ont

      2. du

        I paraît . Pour moi , la (haute) finance est aussi difficile à appréhender que le calcul quantique , mais mon intuition me souffle que l’on pourrait être grillés aussi subitement que ces pauvres bestioles d’il y a 66 millions d’années

        1. Deres

          Le souci est que nos gouvernement ont franchi chacune des crises précédentes en grillant un maximum d’argent, globalement 20% du PIB à chaque fois. Maintenant que nous sommes à 120% de dette, il ne peuvent plus le faire. C’est ce que l’on voit avec les opérations en Iran. cela les démange de partir en « Quoi qu’il en coûte » mais ce n’est plus possible. En cas de guerre, on n’aurait aucune marge de manœuvre. Mieux vaut espérer que cela se calme avec les Russes. Les allemands peuvent eux se permettre de réarmer avec 70% de dette.

          1. Higgins

            Surtout qu’il va falloir régler ce problème important : meta-defense.fr/2026/05/24/rafale-surutilisation-15-pourcent/
            La régénération du potentiel technique d’un appareil se fait soit à l’échéance programmée de son activité comme par exemple 5000 heures de vol, soit à une échéance calendaire comme par exemple 10 ans d’activité à raison de 500 heures/an. À cette échéance, l’appareil rentre en grande visite ou GV chez l’industriel et généralement, on en profite pour installer de nouveaux équipements. Un chantier dure ainsi facilement un an. À l’issue, on repart pour un tour.
            La surchauffe importante observée implique que ces GV arrivent plus tôt que prévues. Comme les budgets de maintien en conditions opérationnelles n’ont pas suivi, il s’ensuit que les avions concernés s’accumulent sur les parkings en attendant de pouvoir être pris en compte par l’industriel. Ce dernier, quand bien même est-il rétribué en temps et en heure, ne peut pas augmenter sa capacité de travail très rapidement, ces GV impliquant des personnels qualifiés long à former. Mathématiquement, le nombre d’appareils disponibles va en diminuant alors que les contraintes opérationnelles sont toujours en présentes et vont probablement en augmentant. Vu la situation budgétaire, le recours à l’achat d’appareils supplémentaires est impossible ou très difficile. Et ça vaut pour tous les matériels équivalents (bateau, hélicoptère, véhicule terrestre, etc,…).
            Je mets volontairement de côté la formation des personnels supplémentaires au sein des armées…

            1. Deres

              Oui, c’est une sorte de dette cachée. A noter que l’on fait pareil avec les navires, l’utilisation de deux équipages permettant de les utiliser plus souvent donc de les user plus vite. Une autre magouille de dette cachée via les budgets militaires sont les reports de charge d’une année sur l’autre. Si il est prévu de livrer un matériel par mois par exemple, la livraison de décembre est repoussé au mois de janvier de l’année suivante en décalant d’un mois tous le calendrier. Sur la vie d’un projet, il y a bien souvent un tel décalage tous les ans. En apparence, la commande est toujours la même mais on fait 8% d’économie par an. Il y aussi les ventes à l’étranger de matériel de nos armées ou commandés par nos armées. Sur le papier, on va se refaire livré plus tard mais cela correspond à une économie pour l’année courante et une dépense plus tard donc une dette.

          2. Dom17

            Qui empêche que « ça se calme avec les Russes »?
            « Le cerveau derrière ce dangereux jeu de gestion de l’escalade ne réside pas à Kiev, mais plutôt au cœur de la perfide Albion — au 85 Albert Embankment, à Vauxhall Cross, à Londres, le siège rutilant du Secret Intelligence Service, peut-être mieux connu sous le nom de MI-6.
            Il est bien établi que le phénomène politique qu’est Volodymyr Zelensky n’est pas plus qu’un pion des services de renseignement britanniques, et qu’il est une extension d’une mentalité russophobe qui a infecté le cerveau anglo-saxon depuis la crise d’Otchakiv de 1791, lorsque William Pitt le Jeune a cherché à contenir l’influence de la Russie en mer Noire.
            Dans l’esprit de ses supérieurs du renseignement britannique, Zelensky n’existe que pour une seule et unique raison : créer les conditions nécessaires à l’effondrement de la Russie de l’intérieur.
            Les Britanniques ne se soucient pas du peuple ukrainien, ni d’une quelconque entité appelée Ukraine.
            Leur seul objectif est de vaincre la Russie. » (Scott Ritter)
            La nouvelle stratégie britannique est une guerre psychologique : à force d’attentats sur le sol russe, pousser les Russes à contester Poutine qui, depuis le début de l’OMS essaie d’éviter l’escalade.

    2. MCA

      Calmons nous,

      avant le stade de la naine blanche, il y a celui de la géante rouge et là ça va commencer à chauffer sérieusement; nous y sommes… 😉

      1. Ryan

        Pour allez où?
        Quel travail?
        Quid des comptes en banques?
        Vendez-vous tout en france?

        Je sais: posez la question et vous avez déjà la moitié de la réponse mais quand même!

    1. breizh

       » le privilège des grands est de contempler les catastrophes d’une terrasse » (Jean Giraudoux, la guerre de Troie n’aura pas lieu)

    2. MCA

      Que fait-on?
      aller explorer ailleurs pour se rendre compte que bien que nous coulions il y a encore de la marge par rapport au tiers monde.

  5. Gerldam

    Vous savez la première chose que fait un syndic de faillite: se servir en premier sur le dos du cadavre.
    N’en doutez pas, il en sera de même avec ce pays en voie avancée de décomposition.

  6. Murps

    Vous fatiguez pas, c’est Mélanche qui va décrocher le bail de 5 ans du meublé de l’Elysée.
    Il a avec lui tout une fraction de la haute fonction publique , la totalité de la justice, de la presse et des milieux artistiques. Ça fait facilement 20% de l’électorat.
    Je parie qu’il arrive au second tour après avoir dezingué tous les autres candidats de la gauche, du centre et d’une partie de la droite.
    Pénurie de PQ en 2028 ?

    1. Taisson

      Murps 25 mai 2026, 10 h 09 min
      J’ai bien peur que ce soit bien ce qui va arriver !
      Devant le refus des « intelligents » de choisir en cas de deuxième tour RN/France islamiste, le boulevard est ouvert pour Mechancon.
      Et il est tout à fait exact que ce courant de pensée informe tient tous les rouages de l’administration..
      Les méfaits à venir d’une soupe politique faite d’écolos idiots, de déviants sexuels toutes catégories, d’apprentis tchekistes, et « d’islamistes » élevés sur place, ignorant tout, coran y compris, détruira le peu de cohésion qui reste à ce pays.
      La faillite matérielle ne sera plus qu’un détail dans l’horreur.
      Le FMI attendra surement un peu avant d’intervenir !

      J’avais prévu un baroud d’honneur, perdu bien sur, par les derniers Français, vers 2050, et je ne serai plus la pour vérifier ma prévision, mais vu la situation actuelle, il est très possible que ça se rapproche…

  7. Hagdik

    Ne sont-ils pas simplement en train de préparer le piège ?
    Comme il leur semble certain que le Rassemblement National va prendre les rennes, ils mettent tout en place pour que l’échec soit ineluctable et ainsi mettre hors jeu la droite pour longtemps.
    Ou suis-je trop optimiste quand à la capacité des QI très élevés de l’équipe macronienne ? Le doute m’habite.

      1. Higgins

        Le RN ne changera strictement rien si ce n’est qu’il précipitera, au sens chimique de ce terme, les fractures de la société.

    1. Higgins

      Je ne crois pas qu’ils manœuvrent pour que le RNvl arrive au pouvoir mais tout ce qu’ils font mène à cette inéluctabilité. Le Mignon s’est fait hué pour la finale de la coupe de France et strictement rien d’annoncé par un quelconque membre de sa bande de pitre n’est susceptible d’inverser cette tendance. Comme aurait pu dire Coluche, les milieux autorisés trahissent de plus en plus des inquiétudes…

    2. Deres

      Le RN sera complètement neutralisé si il accède au pouvoir. Macron a nommé des gens dans toutes les administrations pour tout verrouillé. Les milieux artistiques te culturels seront vent deboutet occuperons tout l’espace médiatique. Tout le milieu associatif également nous sermonera tout le temps. La justice leur mettra aussi des batons dans les roues en particulier à cause du PNF qui sera en roue libre en inculpant toute personne de droite. Le copain de Macron au conseil constitutionnel sera à même de décider de censurer toute mesure comme inconstitutionnel. Sa copine à la Cour des Comptes pourra dénoncer tous les budgets. Son autre sbire à la Banque de France pourra faire des prévisions économiques désastreuses pour toutes les mesures. Etc.

    3. Val

      @Hagdik Non , ne leur prêtez pas tant de stratégie . Ils sont trop loin de ce qu’il se passe (le monde réel de vous et moi) pour y comprendre qqchose. Et puis leur mépris est bien trop grand pour écouter ceux qui voudraient les informer . Macron était sûr d’avoir la majorité lors de la dissolution . Un macronnien invétéré que je connais est persuadé que Macron est populaire , si si . Tous ces gens là sont dans la troisième dimension . C’est bien le problème. Ceux qui commencent à s’en rendre compte sont les patrons qui l’ont mis là . Ils sont attérrés .

    4. Andy Vaujambon

      Mélenchon => Venezuela, RN => émeutes urbaines, Extrême-centre => rien ne change. Dans les trois cas de figure, on est dans la…

  8. Higgins

    Charles Sannat vendredi : legrenierdeleco.com/sebastien-lecornu-cesser-demmerder-les-francais-et-les-caisses-sont-vides-ledito-de-charles-sannat/

  9. Manzoni

    Je sais qu’une observation locale ne vaut pas règle générale, néanmoins, évoluant dans un milieu favorisé de petits chefs d’entreprise et de CSP+, ce que j’observe autour de moi est calamiteux :

    – Chaque nouvel impôt est contre-productif : taxe sur les yachts, surtaxe sur les résidences secondaires, taxe sur les petits colis… malgré l’imagination, elle réellement infinie, de Bercy, chaque nouvelle taxation non seulement ne rapporte presque rien, mais en plus détruit de la valeur (plus de yachts sous pavillon français, colis chinois faisant bosser les routiers polonais…). Outre que le gouvernement, par pure idéologie, ne supprime pas la taxe une fois celle-ci clairement identifiée comme nuisible aux finances publiques qu’elle prétendait renflouer, c’est le signe clair que le pays est désormais bien engagé dans la partie droite de la courbe de Laffer.

    – Ceux autour de moi qui ont pu, à force de travail acharné, se constituer un patrimoine correct font de plus en plus le choix d’arrêter de travailler, et donc d’arrêter de produire de la richesse, et décident de vivre plus modestement de leurs rentes -de toute façon, afficher des signes extérieurs de richesse est très mal vu dans notre pays- voire de partir à l’étranger couler des jours paisibles et oisifs. A 50 ans, voire avant !

    – Ceux qui n’en sont pas encore arrivés là concluent qu’avec une taxation marginale à plus de 70%, il vaut mieux ne pas trop se fatiguer et réduisent leur activité à 4, 3, voire 2 jours de travail. A 40 ans voire avant. J’ai d’ailleurs déjà évoqué plusieurs fois que je m’inscrit personnellement dans ce mouvement, puisque si je travaille à 100% du temps, il me reste 48 dans la poche, alors que si je ne travaille qu’à 60% du temps, il me reste 42 dans la poche, magie de la progressivité fiscale (puisque désormais, les cotisations sociales obéissent également à une logique de progressivité des taux !).

    – Les jeunes titulaires de diplômes un peu côtés n’essaient même plus de bosser en France et partent directement à l’étranger une fois leur diplôme obtenu, ou pour les plus « patriotes » d’entre eux, après 2 ans à galérer en France pour au mieux le SMIC à Bac+5, et aucune perspective de pouvoir se loger décemment. Les quelques exceptions parmi eux qui trouvent en France un travail très bien rémunéré ne restent motivés que le temps de comprendre le montant qui leur est prélevé sur leur fiche de paye et de réaliser leur première déclaration de revenus. Après quoi ils demandent (et obtiennent) une mutation à l’étranger.

    – Ceux qui essaient de faire vivre un commerce, emploient des salariés et se retrouvent, après 70 heures de travail hebdomadaire à ne même pas pouvoir se payer, préfèrent licencier, réduire la voilure du commerce, et travailler seuls sous un statut de micro entrepreneur : il en reste toujours plus à la fin du mois, et il n’y a presque pas de paperasse administrative.

    – Et enfin, ceux qui sont salariés dans de grandes entreprises françaises, avec un bon salaire, font clairement semblant de bosser. La grande démission silencieuse est réelle, les petites manifestations dont la presse se fait l’écho (salariés refusant des promotions en tant que manager, ou refusant des responsabilités supplémentaires malgré le salaire qui va avec) ne sont que la partie émergée d’un problème beaucoup plus vaste : le travail et la motivation ne paient plus, alors pourquoi se fatiguer ?

    Bref, tout va dans la même direction : personne ne va rembourser la dette, du moins, pas avec son travail déjà taxé dans des proportions déraisonnables. Consciemment ou pas, que ce soit en arrêtant de bosser ou en quittant le pays, les français organisent leur insolvabilité.

    1. Gerldam

      Je pense qu’il est désormais trop tard pour partir. Les salauds aux manettes ont déjà pas mal verrouillé.
      Je suis parti il y a plus de 25 ans à une époque où c’était facile et où peu de gens le faisait. J’ai tout vendu ce que j’avais en France, déménagé la petite famille dans un pays où on était riche avec 1000€ par mois (ce n’est plus le cas aujourd »hui, à cause d’une inflation importante depuis 8 ans).
      Je me réfugie dans les livres, surtout ceux des siècles passés, pour oublier le sabotage d’un pays qui pourrait-devrait être de cocagne s’il n’avait été démoli, pièce par pièce par l’idéologie écolo-islamo-gauchiste.

      1. Manzoni

        Oui, on le voit clairement : que ce soit au niveau des formalités fiscales ou des conditions d’obtention des visas, la plupart des pays durcissent leurs conditions, mettent des barrières à l’entrée, et dans l’autre sens traquent les candidats à l’exil.
        Je crois aussi qu’il est désormais trop tard pour partir.

      2. Deres

        La retraite par répartition est un des moyens de verrouiller les départs aussi même si ils se gardent bien de le dire. Et notre santé, chômage et études des enfants qui fonctionnent aussi par répartition via les impôts. Dans les autres pays, on provisionne pour payer cela en ayant des économies mais en France l’argent est versé via les impôts et donc a disparu. Si tu pars aux USA par exemple, il faudra payer les études de tes enfants que tu as déjà payer en France dans tes impôts par exemple.

      3. Val

        @Gerldam Pour réellement partir ie. être autonome totalement de l’Etat français , il faut un sacré pactole , pas donné à tout le monde .

        1. Gerldam

          Pas vraiment. Il faut être entrepreneur et avoir une idée de niche qui ne rendra pas millionnaire mais risque moins la concurrence. Par ailleurs, il faut utiliser internet qui permet de gagner sa vie dans certains pays et vivre dans un autre.

    2. nemrod

      Ben oui.
      Ça fait 10 ans que je me suis débarrassé de ma dernière employée et que je bosse à 60 % de mon maximum.
      Là je suis tranquille sur ma terrasse par exemple…
      Comme tous les samedis et un jour de milieu de semaine.
      Encore deux ans de ce régime et je réduis encore.

    3. Aleph

      @Manzoni Merci pour cet excellent commentaire.

      J’ajouterais qu’avec l’impôt croissant selon l’activité, avec des seuils, c’est l’Etat lui-même qui pose la question aux travailleurs de la valeur qu’ils accordent à leur temps. Des personnes passionnées par leur métier qui ne pensaient qu’à travailler sans calculer leur profit en viennent à lever le pied, car à chaque seuil, chacun fait le calcul et se dit : « ben t’en qu’à faire, je préfère me réserver une journée pour aller au Louvre toutes les semaines plutôt que de consulter de 8h à 20h ».

      Et zou, la spirale est enclenchée : moins de patients, donc offre de soins en baisse, moins de courrier à dicter donc secrétaire moins payée, tous moins riches, donc consommant moins, donc moins de recettes de TVA.

      Autrement dit, ce n’est pas tant que les citoyens soient particulièrement intéressés, c’est que Bercy l’est trop, et attaque, via les finances, le temps des citoyens, c’est-à-dire leur liberté, en induisant une distorsion sur le coût du temps par rapport à la satisfaction qu’on retire de son emploi. Enfin, à partir d’un moment, c’est une question de dignité que de refuser d’alimenter l’Etat sauvage et de se laisser plumer.

  10. Mildred

    Cette fois, Patron, j’ai lu votre article, et voici la question que la « Bêtise » se pose juste après ma citation de ce matin :
    « Pourquoi l’idiot a-t-il tant de titres qu’il en oublie le véritable, tant de charges qu’il a le droit de les négliger toutes, tant de mérites extérieurs sous tant de formes multiples qu’il n’a pas besoin d’en avoir à ‘intérieur ? »
    N’est-ce pas la question que vous-même posiez dans votre article ?

  11. Takata

    HS
    Vous avez entendu parler des Enhanced Games où le dopage est autorisé? 🙂

    rmcsport.bfmtv.com/societe/argent-epo-et-trumpisme-cinq-choses-a-avoir-sur-les-enhanced-games-ces-jeux-ou-le-dopage-est-autorise_AV-202605200557.html

  12. MCA

    C’est parti avec l’IA militaire…

    https:/ /www.epochtimes.fr/epoch-tv/ca-coule-de-sources/gemini-arme-le-pentagone-avec-une-ia-autonome-que-personne-ne-va-controler-a3263359.html

  13. Dom17

     » l’institution (FMI) invite la France à freiner massivement dans la Sainte Trinité des dépenses sociales hexagonales : santé, chômage, retraites. »
    Certes, et il y a du boulot. Mais l’institution prône-t-elle des économies sur la bureaucratie l’aide à l’Ukraine, les fonds UE, l’aide au développement (par ex fonds « climat » y compris à destination de la Chine), le financement de l’OMS etc…?

      1. Deres

        Macron a promis main sur le cœur de les augmenter à 2% du PIB au contraire. La France se fait virer partout d’Afrique comme une malpropre mais on leur promet plus d’argent. A croire que cela nourrit certain chez nous …

    1. Higgins

      Il va falloir s’y mettre un jour où l’autre : lecourrierdesstrateges.fr/quand-loat-francaise-rejoint-la-dette-grecque-par-vincent-clairmont/

  14. Jeanne ère

    Je viens de recevoir ceci =
    « Bonjour,

    Vous êtes usager de l’Urssaf service Cesu, vous avez moins de 80 ans et bénéficiez de l’exonération de cotisations patronales de Sécurité sociale liée à l’âge.

    À compter de la période déclarative de juillet 2026, les conditions d’accès à cette exonération évoluent.

    Elle concernera désormais les employeurs âgés de 80 ans et plus, ainsi que les employeurs dont les conjoints ont 80 ans et plus.

    Qu’est-ce qui change pour vous ?
    Vous avez moins de 80 ans, aussi vous ne bénéficierez plus de cette exonération à compter de la période déclarative de juillet 2026.

    L’exonération reste appliquée pour vos déclarations jusqu’à la période d’emploi du mois de juin 2026 inclus. Vous pouvez retrouver le montant de cette exonération sur vos avis de prélèvement, disponibles sur votre compte en ligne Cesu ou adressés par voie postale. »

    Donc, je vais me passer de ma femme de ménage.
    Les associations comme l’ADMR (Aide à domicile en milieu rural), l’Asmad (Association de Services de maintien à domicile) , « familles Rurales » vont avoir des problèmes,car comme je suppose que je ne suis pas la seule à avoir ce réflexe, elles n’auront plus que des personnes de plus de 80 ans comme clientèle.
    Comme à cet âge là, ces octogénaires sont plutôt dans des EHPAD ou dans des foyers logements, la clientèle va sérieusement baisser.

    Sur que cela va induirede nouvelles faillites!

    1. Deres

      Encore un effet Laffer. Cela va peut être faire quelques gains la première année puis ensuite les taxes s’effondreront. Les gens se passeront d’emplois à domicile ou adapteront les heures en diminution en accord avec leur budget qui lui tend plutôt à diminuer.

      Après on s’étonne que le gouvernement s’étonne que la TVA ne rentre pas bien. Tout le monde est à la recherche des bons plans pour payer moins. Shein et Temu ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Et avec les réseaux et ChatGPT, les bons plans se répandent maintenant à la vitesse de l’éclair. L’explosion du hard discount, Lidl, Noz ou Action sont assez représentatif. Auparavant, Madame Michu mettait plusieurs années à être au courant des astuces, maintenant il lui faut juste un ou deux mois.

        1. Deres

          Cela se généralise. Dans les banlieues on voit des ateliers sauvages de lavage de voiture, d’entretien ou de réparation sur les parking. Les ateliers pour réparer soi-même sa voiture sont aussi dans cette tendance. On y vient souvent avec un « ami ».

    2. Val

      Hello Jeanne , on parle de l’exonération des charges patronales , il ne s’agit pas des déductions fiscales . Tout au moins me semble t il .

    1. P&C

      et de la corruption de fonctionnaires.

      Je mise ma chemise sur des fonctionnaires issus des chances, qui vendent des infos aux gangs de chances.

  15. JP4U

    Les secrets d’un état en faillite, une analyse toujours d’actualité hélas :
    https:/ /youtu.be/hcKZ6lXvy-I

    Bien plus bref mais depuis neuf ans nous n’avons pas eu de réponse claire sur le sujet : la dette française un secret d’état.
    https:/ /youtu.be/dghbQpEG08E

  16. rodez21

    « C’est de la pure cavalerie, et dans les manuels d’histoire économique, elle aboutit toujours à la faillite : aucune nation n’y a jamais échappé une fois le mécanisme enclenché »

    Les Etats-Unis d’Amérique ont toujours trouvé les moyens propres à faire financer leurs dettes par les autres.

    Ce que les Etats-Unis d’Europe et leurs 27 provinces, ne peuvent pas faire, la monnaie euro faisant uniquement fonction de variable d’ajustement vis à vis du dollar américain.

  17. AtomeCrochu

    « Nous ferons de la France une chienne de rue » disaient les doubles S, durant la joviale occupation avec leurs copains cocos.

    Spoliés, humiliés par leurs oratorès, leur histoire réécrite par les vaincus, destruction de leur héritage industriel comme culturel…

    Rien n’aura été épargné aux Français.

    Qu’est-ce qu’on apprend aux Macrons, Bruni-tedeschi, Attali, Sarkozy ou Fienkielkraut pour qu’ils soient ouvertement aussi racistes ?

    « Le sang pourri des français » Carla B., fallait sortir une telle connerie…Allo SOS racisme ? Allooo ?

    Mais que représentons-nous pour ces barbares à la fin ?

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