Un article de Henry Bonner
Le plan du gouvernement de février sur l’énergie prévoit 200 milliards d’euros d’investissements dans le réseau d’électricité, en plus de subventions pour les parcs de renouvelables.
Malgré le manque de demande, les politiciens continuent les subventions pour l’installation d’éoliennes et de solaire.
Le graphique ci-dessous du rapport montre la consommation d’énergies par catégorie, entre l’électricité (bleu), le pétrole et le gaz (turquoise), et les renouvelables en-dehors de l’électricité, dont le chauffage au bois par exemple (vert clair).
Le graphique montre la répartition en 2023 et les objectifs pour 2030 et 2035. La part de la consommation d’énergies sous forme d’électricité grimpe, de 27 % en 2023 à 34 % en 2030, puis 38 % en 2035.
Nos dirigeants comptent donc sur une hausse d’environ 20 % de la production d’électricité via le nucléaire d’ici 2035.
Dans le solaire, ils prévoient une hausse de plus du double en 2030, et de 3 à 4 fois d’ici 2035 par rapport aux niveaux de 2023. Ils prévoient aussi le doublement des éoliennes sur terre en 2035, et le lancement de chantiers dans les éoliennes en mer. Ils visent 15 GW en 2035, proche du niveau des éoliennes sur terre de 2023.
Comme preuve de l’efficacité des renouvelables, ils citent les rentrées pour le budget en 2022 et en 2023, au moment de la crise de l’énergie.
En effet, lors de l’envolée du prix du courant, les renouvelables génèrent aussi des bénéfices en théorie !
Le rapport affirme ainsi :
“En 2022 et 2023, après plus de quinze ans de soutiens publics à l’émergence d’énergies renouvelables, celles-ci sont pour la plupart devenues compétitives sur notre sol. Elles ont généré 6,5 Mds€ de recettes nettes supplémentaires, dont 6,2 Mds€ cumulés pour l’éolien terrestre au titre de 2022 et 2023.”
Pourtant, la raison provient d’une explosion du prix du courant sur la période !
Les prévisions de baisse du coût en subventions, sur la durée, dépendent ainsi de hausses du prix de l’électricité.
Selon le rapport, en cas de prix élevés pour l’électricité, la baisse des coûts pour le gouvernement survient après 2029, grâce aux éoliennes.
En revanche, en cas de baisse des prix du courant, le coût des garanties aux renouvelables grimpe en flèche. Ils prévoient alors une hausse du coût des subventions jusqu’en 2040 environ !
Ainsi, les renouvelables requièrent encore des années voire des décennies de subventions, et des centaines de milliards de dépenses sur la gestion du réseau d’électricité.
TotalEnergies : plus d’énergies et des centrales à gaz
Malgré l’optimisme de médias et de gouvernements sur les renouvelables, TotalEnergies continue les investissements dans le pétrole et le gaz.
Les résultats de la multinationale 2025 révèlent une baisse de 17 % du bénéfice net en 2025, par rapport à 2024.
En effet, comme vous le voyez ci-dessous, le prix du baril de pétrole, au Brent, atteint en moyenne 69 $ en 2025, contre 83 $ en 2024. La baisse des résultats chez TotalEnergies reflète ainsi, en somme, une baisse du prix du baril.
Malgré le repli du baril en 2025, le groupe fait des investissements dans la production de pétrole et de gaz.
Pour la totalité des types de production d’énergies, le groupe génère une hausse de 5 % par rapport à 2025. En particulier, dans le segment du gaz naturel liquide, ils génèrent une croissance de 10 %.
Les ventes de gaz naturel liquide (LNG Sales) atteignent 44 Mt en 2025, contre des objectifs de 40 Mt au minimum.
À part les hausses de production de pétrole et de gaz, TotalEnergies cherche aussi des bénéfices dans la production d’électricité via le gaz.
Une acquisition en cours depuis novembre, pour une entreprise tchèque avec des opérations partout sur le continent, apporte un portefeuille de centrales pour la production de courant via le gaz.
Selon les informations de S&P Global, TotalEnergies prévoit de “se positionner comme acteur important dans la production de courant pour les centres de données en Europe.”
En bref, le groupe fait des investissements dans la production de pétrole et de gaz, et cherche encore plus de bénéfices sur le gaz via la génération de courant.
Le major fait ainsi un pari sur la demande pour le pétrole et le gaz à l’avenir, malgré les illusions de succès des renouvelables.
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le Total floutage d’Hegel
Les renouvelab’ subventionnés font exploser les prix de l’électricité donc ils deviennent rentables en injectant de manière obligatoire de l’électricité sur le réseau même à un coût élevé…
C’est bien du socialisme déguisé en écologie…
Un jour, un benêt à dit :
« C’est gratuit, c’est l’Etat qui paie »
Pour ce qui relève de l’énergie renouvelable, il pourrait-être dit :
« C’est l’Etat qui paie (les subventions), donc c’est rentable (à savoir pour qui ?) »
Qu’est-ce qu’ils prévoient pour le stockage de l’énergie produite par les sources intermittentes, le solaire et l’éolien ?
A part des retro-commission, comme dab, rien .
« Le major fait ainsi un pari sur la demande pour le pétrole et le gaz à l’avenir, malgré les illusions de succès des renouvelables. »
Je plaide non-coupable. 😉
@ Higgins 7 mars 2026, 13 h 50 min
Mouais… je dirais bien quelque chose, mais comme je ne connais pas le dossier… 😀
Perso, je n’ai pas attendu ce conseiller pour détenir des Total (et autres pétrolières dont Maurel et Prom) puisque le pétrole demeure incontournable dans beaucoup de domaines.
Et ce n’ est pas demain la veille où ça changera vraiment, ne croyant pas à l’avenir des tanks électriques…
A noter qu’il faut plutôt considérer Totalénergies comme un fournisseur multicanaux d’énergies que comme un major pétrolière pur sucre…
Le renouvelab’ depuis 2000 a déjà englouti en subventions l’équivalent de la moitié du plan Mesmer, soit la moitié de 58 tranches de 600MW, donc 10 centrales nuke.
Le résultat final est bien sûr l’augmentation de la dépendance aux ressources étrangères, tout en flinguant nos usines par hausse des prix (tiens 300 emplois détruits ce mois-ci chez moi, 100% dus à cette politique anti-énergétique) ce qui réduit notre conso globale. Ca s’appelle du sabotage.
Amusant, quand vous proposez un proto de réacteur modulaire expérimental à EDF Pulse et Total énergie ON, vitrines de l’innovation française, il n’y a AUCUNE expertise de leur part, lettre morte. Le CEA quant à lui n’a plus aucun financement.
En passant, c’est Crosoft via TerraPower qui nous a ‘repris’ SuperPhénix/Astrid, coulé par le mignon en 2019.
Cette crise énergétique permanente est 100% artificielle.
D’aucune dirait que ça assure des rentes.