La finance mène à tout, y compris, parfois, à la prison… et de façon tangentielle, au commerce de maquereaux. C’est en tout cas ce que Sam Bankman-Fried, ancien prodige de la cryptomonnaie devenu pensionnaire d’une prison fédérale de Brooklyn, a pu expérimenter en novembre 2023 lorsqu’il a eu besoin d’une coupe de cheveux et a été obligé de la payer en sachets de maquereau.
Mais même lorsqu’on deale du maquereau, rien n’empêche de faire un solide profit et les bonnes habitudes de la finance ne se perdent pas : comme l’explique l’article du Wall Street Journal, le sachet de filets de maquereau, vendu 1 dollar au magasin de la prison en 2020, en coûtait 1,30 en 2023, permettant à Sam le malin de réaliser trente pour cent de profits en trois ans.
Au passage, le hardi bricoleur de cryptomonnaies découvrait ainsi une monnaie que personne n’a émise, qu’aucune banque centrale ne pilote, qu’aucune loi ne reconnaît, et qui subit pourtant des variations de prix (inflation ou déflation) comme n’importe quelle devise reconnue.
Qui a décidé que le maquereau serait une monnaie ? Personne. Pour ceux qui soutiennent mordicus que c’est un appendice de l’État, un attribut régalien sans lequel nous en serions encore à échanger des poules contre des sabots, voilà une réalité pénible à avaler (qu’on aime le maquereau ou pas).
Et si l’on veut comprendre ces histoires de poissons carcéraux, il faut remonter 80 ans en arrière, dans un camp de prisonniers allemand, et lire un petit article de treize pages que le public francophone ignore à peu près totalement.
Ces histoires de maquereau sont développées dans la suite de cet article sur Substack, réservé à mes abonnés, et qui vous incitera, je l’espère, à vous abonner à votre tour, ce qui me permet, pour le prix d’un café en terrasse par article, de continuer à vous fournir quelques réflexions, un peu de poil à gratter et quelques mèmes rigolos.

tiens, le Papet n’a pas encore commenté ? bizarre …
Le Papet ne s’est toujours pas fait à ce billet intermédiaire…
Belle démonstration!
Pour l’abonnement , là je n’ai pas de maquereau . Vous acceptez le foie de morue ?
Ne vous charcutez pas.
dans les camps de prisonniers de guerre c’était surtout les cigarettes qui valaient de l’or; même les gardiens teutons en réclamaient aux détenus ou se laissaient « acheter » pour certaines faveurs (voir le bouquin biographique « Mot de passe courage »)
Filou, non rien…
nein, pas des faveurs à la Philou malheureux !!!
« le sachet de filets de maquereau, vendu 1 dollar au magasin de la prison en 2020, en coûtait 1,30 en 2023, permettant à Sam le malin de réaliser trente pour cent de profits en trois ans. »
Tout ça ne vaut pas le Nut.lla au tarif geôles grançaises… (qui nous valut un billet il y a déjà longtemps…)
c’est plutôt les boîtes de ricoré dans les prison françaises qui circulent bien (surtout que le contenu est interchangeable éventuellement !!)
Faut déjà se permettre de stocker , et pendant 3 ans , la quantité nécessaire pour un bénef significatif , sans parler de date limite de consommation … ce doit être un légende urbaine !
30% en 3 ans, ce n’est pas si formidable que cela.
1000€ placés en obligations de l’état russe vous auraient rapporté du 48%