Un article de Henry Bonner
L’essor des centres de données entraîne une hausse de la demande pour le gaz naturel dans le monde comme source d’électricité.
Le graphique ci-dessous de l’American Petroleum Institute montre la consommation de gaz et les exportations depuis les États-Unis (source).
Fortune explique ainsi :
“La production de gaz naturel était généralement stable entre 1970 et 2010, puis les volumes ont grimpé de 70 % sur une décennie, pour atteindre environ 2,8 milliards de mètres cubes par jour en 2020. Ils ont encore grimpé de 20 % depuis lors, et la production devrait atteindre 4,5 milliards de mètres cubes par jour en 2040, en raison de la demande des centres de données et des exportations.”
La croissance des dernières années survient malgré l’explosion sur la période des capacités des renouvelables et la stagnation de la consommation d’énergie en Europe et aux États-Unis, comme vous le voyez ci-dessous (source).
La demande pour le gaz provient en partie des pays d’Asie, mais aussi de l’importance du gaz pour les réseaux d’électricité aux États-Unis et en Europe.
Ainsi, la demande pour les centres de données fait partie des causes de la hausse de consommation dans le monde, malgré une explosion des capacités des renouvelables sur la période. Selon le Global Energy Monitor, les États-Unis avaient 4 gigawatts de centrales à gaz en cours de construction pour les data centers en 2024. En 2025, les capacités au gaz pour les centres de données en cours de développement atteignent 97 gigawatts, soit une hausse de 25 fois en une année !
En France aussi, les écologistes et dirigeants tirent la sonnette d’alarme sur la consommation de gaz.
Le rapport du Think Tank « The Shift Project » montre des projections de la consommation d’électricité pour les centres de données (source). Sans surprise, c’est pour réclamer des régulations sur l’installation des salles de serveurs et leur raccordement au gaz.
Ainsi, la demande pour les centres de données montre l’efficacité des centrales à gaz, et un échec de l’explosion des investissements dans les renouvelables. Malgré une hausse de capacités de production en théorie – via les panneaux ou les éoliennes – les consommateurs d’électricité ont recours au gaz pour des raisons de stabilité et de coûts.
Les investissements de TotalEnergies dans la génération d’électricité via le gaz, dont j’ai déjà donné des détails, montrent la confiance du géant dans la demande, malgré des promesses des gouvernements et de certains think tanks sur l’élimination du pétrole et du gaz.
The Shift Project : des « solutions » par les directives
La hausse des coûts de l’énergie génère des propositions du gouvernement et de think tanks présentées comme des solutions contre les envolées de coûts à la pompe.
Les dirigeants évoquent des formes de plafonnement de prix, via des restrictions de marges des stations essence. Le Shift Project de son côté, sous la direction de l’auteur Jean-Marc Jancovici, propose des mesures pour l’élimination de l’usage du pétrole et du gaz.
La liste de leur 20 propositions comprend par exemple une hausse de production du nucléaire, et une conversion du quotidien des Français vers l’usage du vélo et du train, par exemple.
L’introduction du rapport explique sans trembler :
“Dans ce contexte énergétique et climatique contraint et à l’heure où les crises énergétiques frappent à nouveau violemment l’Europe, la réussite de tout projet économique pour la France est conditionnée au succès de la décarbonation : celle-ci redonne de la liberté d’action et devient une condition de notre souveraineté. On rappelle que la France reste dépendante à plus de 60% des énergies fossiles (pétrole, gaz, charbon) pour sa consommation d’énergie.”
Après des années d’encouragements et de subventions pour le tout-électrique, les hausses des prix de l’énergie en 2026 montrent la dépendance au gaz et au pétrole, malgré l’explosion des capacités des renouvelables.
L’envolée des prix des énergies montre l’inefficacité de la distribution d’incitations et de subventions pour des parcs d’éoliennes et des panneaux solaires, ou encore pour les achats de voitures électriques.
Les chantiers lancés pour des centres de données intègrent l’usage du gaz au lieu des renouvelables pour des raisons d’efficacité et de prix mais malgré les échecs des renouvelables, le Shift Project demande encore plus de ces programmes…
Idées de placements (rapport gratuit)
Le secteur du pétrole et du gaz fait partie des recommandations de mon groupe depuis notre lancement, début 2021.
Dans mes écrits réguliers, vous recevez des commentaires et analyses sur l’actualité de l’économie, ou encore des résultats.
Je peux tout de suite vous envoyer gratuitement votre guide sur comment acheter de l’or et un autre métal. Vous recevrez gratuitement plus de commentaires et analyses 3 fois par semaine.





On pourrait rouvrir Fessenheim, si le sabotage n’avait pas précipitamment et précisément commencé par des éléments rendant tout redémarrage impossible.
« Le Shift Project de son côté, sous la direction de l’
auteurescroc Jean-Marc Jancovici »Corrigé.
pour illustrer
pgibertie.com/2026/04/18/jancovici-comment-toucher-450000e-d-argent-public-pour-convaincre-les-francais-quil-faut-pisser-dans-un-violon-lescrologie-en-action/
Oui, il prend du pognon du public…
cela dit, est-ce que le fond est naze ?
si je reprend cet élement « Jancovici parle effectivement d’une décroissance inévitable de l’usage des énergies fossiles (et donc d’une partie de l’activité économique telle qu’on la connaît), parce que le pétrole, le gaz et le charbon vont décliner et que les renouvelables + nucléaire ne compenseront pas entièrement la croissance infinie »
Ben c’est que du bon sens.
Si l’approvisionnement en pétrole/gaz/charbon décline, si on a rien prévu, on sera gros jean comme devant.
pour revenir aux datacenters, la question est en super bete :
Si ton volume d’énergie reste le même et que tu veux ajouter des datacenters qui ont besoin d’énergie, tu n’as que deux solutions : augmenter le volume d’énergie disponible, ou réduire les volumes affectés à certains usages pour les réorienter vers d’autres.
Article malhonnête.
L’article du shift project ne demande pas plus de panneaux solaires et d’éoliennes, mais plus de centrales nukes.
Le janco est connu pour rouler à fond pour le nuke.
Quant aux centrales à gaz, elles jouent le même rôle que les centrales nuke : fournir une source énergie pilotable et non intermittente.
Sauf qu’il ne vous aura pas échappé que si on a plein de combustible nuke à réutiliser, en revanche on a certains pépins sur la fourniture de gaz… ne pas tout miser sur le gaz est donc du bon sens.
Et Jospin avec Dominique Voynet sont des criminels, car ils nous ont fait perdre des décennies de recherche sur le nuke.
Nuke’em all !
@ P&C 18 avril 2026, 11 h 21 min
« Le janco est connu pour rouler à fond pour le nuke. »
Et pour être friand de bonne décroissance qui croustille.
voir l’article que j’ai mis plus haut
Oui, aussi.
Sauf que lui au moins explique clairement comment ça va se traduire : de la sueur et des larmes.
Quant à la décroissance, l’opinion du janco est plus « quitte à devoir avoir de la décroissance, autant s’y préparer pour ne pas bêtement subir », plutôt que de nier cette possibilité.
@ P&C 18 avril 2026, 11 h 48 min
« Sauf que lui au moins explique clairement comment ça va se traduire : de la sueur et des larmes. »
Comme Malthus à son époque…
« de la sueur et des larmes »
La vie étant ce qu’elle est, c’est une prédiction aussi évidente qu’après la pluie le beau temps. Janco, quel génie !